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L'Arba: La poste dépassée par l'afflux des clients



L'Arba: La poste dépassée par l'afflux des clients
Il y a quelques années, les bureaux de poste enregistraient un afflux considérable les jours de virement des retraites, généralement le 20 de chaque mois, et quelques jours avant l'Aïd El-Fitr et l'Aïd El-Adha, mais de nos jours et surtout pour celui situé au centre-ville de L'Arba, c'est à longueur de mois et de journée, sans que nous puissions voir aucune accalmie. Du samedi au jeudi à midi, ce sont des chaînes interminables qui sont observées du matin au soir, des jeunes, des vieux, des femmes et même des enfants. Les six guichets sont submergés et les fonctionnaires n'ont même pas le temps de souffler. Etonnés de voir cette affluence, nous nous sommes renseignés auprès des employés et des citoyens qui nous apprirent qu'outre ceux qui retiraient ou déposaient de l'argent des CCP ou des comptes CNEP, il y avait ceux qui retiraient ou envoyaient des mandats, ceux qui payaient leurs redevances d'eau et d'électricité, les cas sociaux qui recevaient les aides de l'Etat et les locataires de la cité 5-Juillet qui payaient leurs loyers OPGI.Nous nous trouvons au sein de la wilaya de Blida et tous les locataires des logements OPGI règlent leurs loyers auprès de la direction de Blida. Cependant, la cité 5-Juillet de L'Arba est gérée par l'OPGI de Bir Mourad Raïs à Alger, et les locataires paient donc leurs loyers auprès de cet office. Depuis qu'ils y habitent, ils payaient leurs loyers auprès d'un bureau ouvert à cet effet mais qui a été fermé il y a quelques mois pour cause d'insécurité, apprend-on auprès de ces mêmes habitants. Ils sont donc 3.000 locataires qui se dirigent vers le bureau de poste chaque mois, soit une moyenne de 120 personnes par jour, qui viennent s'ajouter à tous les autres. Il y a aussi ceux qui viennent au bureau de poste pour toucher les aides réservées aux personnes aux besoins spécifiques, aux personnes âgées et à plusieurs catégories sociales démunies. Il y a lieu de rappeler aussi que la commune de L'Arba abrite actuellement près de 120.000 habitants avec seulement deux bureaux de poste.En ajoutant les passagers habitant les wilayas de Médéa et de Bouira qui transitent par L'Arba et qui s'y arrêtent pour retirer leur argent, la boucle est bouclée et les travailleurs, autant que le receveur, ne savent plus où donner de la tête. En parlant du receveur, nous avons été témoins de plusieurs interventions de citoyens, en l'espace d'à peine une demi-heure, qui réclamaient, qui un carnet de chèques sans qu'ils aient opéré un changement d'adresse, qui une carte magnétique ‘avalée' par le DAB pour cause de faux code secret, et bien d'autres encore. Il y a même eu un vieillard analphabète qui réclamait ‘son dû' car, dit-il, «je laisse chaque mois 200 DA dans mon compte depuis près de cinq années et ils m'ont tout volé, je ne retrouve rien maintenant», déclarait-il à tous ceux qui voulaient l'entendre. Il a fallu user de toute la diplomatie, d'exemples, de paroles tranquillisantes pour que ce retraité comprenne que les 200 DA qu'il croyait mettre de côté chaque mois étaient comptés quand il faisait sa demande d'avoir et qu'il les retirait sans s'en rendre compte. Il y a des centaines d'exemples de ce genre qui feraient perdre leur calme aux plus forts et qu'aussi bien le receveur que les fonctionnaires doivent gérer, en évitant au maximum les confrontations, un exercice d'équilibre difficile à réaliser avec la pression enregistrée chaque heure de la journée. L'idéal serait d'ouvrir d'autres bureaux de poste, comme au quartier Chérif Youssef où existe une bâtisse qui n'attend que d'être retapée et équipée pour absorber un tant soit peu de cette demande. L'OPGI de Bir Mourad Raïs pourrait demander l'aide de l'Office de Blida qui dispose d'un bureau à L'Arba pour y installer un caissier. En attendant, ce sont les centaines de citoyens qui perdent un temps précieux par cette canicule à attendre leur tour et retirer le petit pécule qu'ils ont en compte et les employés qui, malgré toute leur bonne volonté, n'arrivent plus à suivre le rythme, avec tous les risques d'erreur qu'ils paient de leurs poches.
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