
Discours n Salim Brahimi, outre ses activités journalistiques, s'est lancé il y a 9 ans dans l'aventure de l'édition de la BD. Un engagement continu qui lui aura valu la reconnaissance d'un public connaisseur.Salim Brahimi est le premier éditeur à s'être spécialisé en Algérie dans l'édition de la bande dessinée. Salim ou Sayane, fort de son expérience dans une activité éditoriale alors peu habituelle se réjouit de ses acquis qu'il partage avec son équipe. «A ce jour, nous avons édité plus de 100 articles partagés entre 46 bandes dessinées dans différentes inspirations et 54 numéros de la revue Laabstore.» Abordant les problèmes rencontrés au niveau de la publication, le directeur des éditions Z-Link explique : «Les entraves que nous rencontrons sont de l'ordre de la distribution qui reste difficile dans notre pays. A ce sujet, le ministère de la Culture devrait s'investir un peu plus dans la BD, d'autant qu'ils n'existe pratiquement pas d'éditeurs de BD sauf dans de très rares cas et dont le nombre n'excède pas deux.?Pour que les éditeurs puissent écouler leurs BD il, faudrait déjà qu'il y ait une distribution fluide et régulière, ce qui est difficile pour l'heure. C'est pour cela que la BD a un prix de revient plus cher par rapport à un livre normal. Les différents mécanismes de réalisation s'étendent sur une plus longue durée, ce qui est donc moins rentable. Ce qui laisse les grandes maisons d'édition frileuses quant à s'investir dans ce créneau et se montrent pratiquement indifférentes à cet art.» Evoquant le volet formation, notre interlocuteur signale que Z-Link dont la première vocation est l'édition , mais «néanmoins on a organisé beaucoup d'ateliers de formation au cours de plusieurs festivals ou dans différentes maisons de culture. Nous sommes et restons toujours ouverts à partager notre expérience dès que l'occasion se présente.» Parlant du passé bédéiste algérien, Salim Brahimi explique : «La BD algérienne s'est forgée depuis de longues années. Elle a existé bien avant nous. Nos aînés, auteurs de BD ont toujours porté le 9e art algérien avant et après l'Indépendance. L'Algérie est un pays qui a une relation unique avec la BD par rapport au pays arabes, nous devons garder cette avance et mieux élever le niveau créatif. Lequel, d'ailleurs, ne cesse de s'améliorer, on ressent cela d'année en année. Nous sommes devenus plus exigeants par rapport au choix des manuscrits et nous rencontrons de plus en plus des auteurs doués dans cet art. Certains ont atteint carrément un niveau international et c'est tant mieux.»L. N.Trouver des sponsors relève de la ténacitél Mip-Design est la maison d'édition de bandes dessinées créée par Amina la fille de Mohamed Aram. Côte à Côte au Fibda, le couple père et fille laissent entrevoir une complicité affectueuse. D'emblée Amina laisse entendre qu'elle ne s'est engagée dans l'édition que pour «faciliter les publications» de son paternel. L'éditrice n'est pas à l'abri comme tous les éditeurs de BD des obstacles et autres embarras liés à l'activité de l'édition. «Trouver des sponsors relève d'une ingéniosité et d'une ténacité, ce qui ne veut pas dire qu'on peut les convaincre.» Dit-elle, sans pour autant être découragée. Pour le personnage de «Naour weqal zitoune» je me suis rapprochée de «Ifri Olive» cela n'a pas marché. Maintenant on est bloqué pour tirer les autres numéros. Je continue à espérer et à être à la recherche de sponsoring.» Amina Aram qui s'est lancée dans l'aventure de la BD et sa propagation affirme que la BD doit être d'essence algérienne. «On ne peut aborder l'histoire algérienne avec des personnages mangas. La BD doit refléter la société dans laquelle elle évolue et se rapprocher de son lectorat. Quant à L'avenir de la BD chez nous, il est lié à l'incitation de la lecture chez le jeune enfant qui fera un futur lectorat». Evoquant la place du Fibda dans la relance de la BD depuis quelques années, Amina Aram reconnaît qu'il demeure un «outil fédérateur». Dans la foulée elle appelle à ce que l'on vienne à créer un cybercafé destiné aux bédéistes et éditeurs. Un lieu de débats et d'échanges où tous les espoirs concernant le 9e art algérien puissent se construire.?L. N.Shin Japan Saiten ou SJS ShinQuand le Japon frappe aux portes de l'universitéPour les profanes, SJS Shin ne veut rien dire. Pour les mordus des mangas japonais et la culture japonaise, en l'occurrence la population estudiantine c'est être amoureux de l'art de vivre à la mode millénaire de l'Empire du Levant et la BD?! Les initiateurs de SJS Shin sont des étudiants de l'université de Blida, Mehdi Mahiout et Amine Rahmani qui, en 2007, ont lancé le mouvement. Une initiative qui aurait pu paraître pour beaucoup un peu invraisemblable mais nos deux copains se sont lancé dans cette aventure qui a su attirer des dizaines d'émules via internet «au sein de l'association nous sommes un groupe de 20 membres tous des passionnés», déclare Lylia Ghrib. La jeune fille ne tarit pas sur l'attrait qu'exerce le Japon sur leur communauté estudiantine et chef de projet des différentes animations culturelles du SJS «C'est une société très attachée aux valeurs ancestrales, à sa culture séculaire malgré la place que détient le pays comme troisième puissance économique mondiale avec un niveau de vie très élevé. Le Japon a hérité d'une longue tradition culturelle et artistique façonnée par son histoire et une perception innée de l'esthétique». Les différents événements culturels organisés par SJS Shin se font en collaboration avec l'Ambassade du Japon. «Nous faisons un travail de promotion de la culture nippone en premier lieu dans un contexte universitaire à travers des ateliers culinaires. La cuisine japonaise traditionnelle est une cuisine raffinée sans oublier la cérémonie du thé. Nos manifestations se rapportent également aux arts martiaux, l'histoire de ce pays et le style vestimentaire ancien». Lylia avoue que même les japonais sont surpris de cet engouement des étudiants algériens pour leur culture. Le groupe des 20 membres du Shin Japan Saiten se dit satisfait de rassembler sous sa bannière une large communauté férue de Mangas japonais et de culture incluant toutes les tranches d'âge. Avis aux amateurs de tout ce qui caractérise le patrimoine et tout ce qui fait l'identité ws nippone de rejoindre le mouvement Shin Japan Saiten de l'université de Blida.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L N
Source : www.infosoir.com