L'absence de drainage aggravée par la stagnation des eaux constitue un cauchemar pour des fellahs qui travaillent sur le territoire de la daïra de Koléa.Ils exhortent les autorités locales une fois de plus à une réelle prise en charge urgente de ce problème qui entrave le développement des cultures en place. « Plus de 2500 hectares se trouvent chaque année inondés à cause de la stagnation des eaux, regrettent l'absence totale des opérations de réhabilitation des drains et les réseaux de drainage écrivent-ils, il s'agit des exploitations agricoles qui se situent au niveau du Lac Halloula (Sidi-Rached) et les exploitations qui se trouvent dans la zone de Berbessa (Chaiba), très proches de l'Oued Mazafran enchaînent-ils, les céréales, les arbres fruitiers, les agrumes et les cultures fourragères sont les principales cultures qui se trouvent dans cette superficie », concluent-ils.
Les fellahs auraient souhaiter un détour du Ministre de l'Agriculture, Abdelkader Bouazgui, vers ces terres agricoles, lors de sa dernière visite de travail dans la wilaya de Tipasa. Selon les fellahs rencontrés à Koléa, le curage et le nettoyage n'avaient jamais eu lieu. Cela a entraîné le refoulement des milliers de cubes d'eau vers les terres agricoles et la zone d'activité.
Or, le drainage avait toujours fonctionné durant l'ère coloniale au niveau des 04 canalisations aux grands diamètres. « Durant la période coloniale, les agriculteurs utilisaient des petits engins qui pénétraient à l'intérieur pour nettoyer les canalisation », précise notre interlocuteur.
Le réseau d'un linéaire de 2 km provient du territoire de Blida. Les eaux ont abîmé les vergers d'agrumes. Les autorités de la wilaya de Tipasa sont informées de la situation. Les fellahs sont dépités par ce cauchemar perpétuel, notamment quand il pleut.
Contacté par nos soins, le Directeur des ressources en eau (DRE) de Tipasa explique, « les fellahs qui activent dans les terres de la wilaya de Blida avaient obstrué les canalisations en déposant des déblais très volumineux, cela empêche l'écoulement naturel des eaux pluviales, nous avons saisi nos collègues de la wilaya de Blida pour mobiliser leur police des eaux, afin de s'enquérir de la gravité de la situation, notamment quand il pleut déclare-t-il, nous avons engagé une grande opération pour protéger la ZAC de Koléa et les 70 logements habités par les fonctionnaires de l'ANP. La DUC de Tipasa a engagé des travaux de réhabilitaion des VRD de la ZAC de Koléa, enfin parmi nos actions engagées, nous venons de retenir un bureau d'étude pour déterminer à titre définitif les actions à entreprendre à court terme en matière de protection de cette ZAC des inondations », conclut-il.
Le problème des inondations dans ces terres agricoles et la ZAC risque de perdurer. En dépit des dégâts occasionnés dans le passé, les réactions stériles n'avaient pas réussi à résoudre ce problème, alors que les moyens financiers étaient disponibles.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M'Hamed H
Source : www.elwatan.com