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Jean Daniel, Docteur honoris causa de l'université de Blida



Jean Daniel, Docteur honoris causa de l'université de Blida
L'écrivain et journaliste français, Jean Daniel, a été fait, jeudi, docteur honoris causa de l'université Saâd-Dahleb de Blida. Accompagné du ministre de l'Enseignement supérieur, Mohamed Mebarki, de l'ambassadeur de France en Algérie, André Parant, de l'ancien ministre, Cherif Rahmani, et du wali de Blida, Mohamed Ouchène, Jean Daniel a exprimé, à cette occasion, ses profonds sentiments de joie d'être parmi les siens, sur la terre de Blida qui l'a vu naître il y a 94 ans. Affaibli par le poids de l'âge, Jean Daniel lancera à l'assistance : "Me voici devant vous aujourd'hui presque centenaire. Grâce à l'indulgence de vos commentaires sur mon parcours, vous avez généreusement justifié le privilège que vous m'offrez aujourd'hui, celui d'être ici." En évoquant les prémices de la résistance contre le colonialisme français, Jean Daniel affirmera : "Les maîtres qui m'ont aidé, je tiens à citer leurs noms : Charles André Julien, professeur Jacques Berque, Charles André, Charles-Robert Ageron. Ces noms sont à l'origine de ce que nous sommes ici. Charles-André Julien a été le premier à nous informer sur les jeunes musulmans qui allaient jouer un grand rôle dans la future résistance. Au collège de Blida, il y avait des grands noms comme Saâd Dahleb et Benteftifa", lancera-t-il, avant de paraphraser le président de la République, Ahmed Ben Bella : "Nous sommes des Arabes, nous sommes des Arabes." Plus loin, il évoquera le rôle de Kateb Yacine : "Permettez-moi d'évoquer le nom de l'écrivain Kateb Yacine. C'était l'être le plus attachant. Je l'ai accompagné un jour parce que Jean-Marie Saurer avait mis en scène une pièce et j'ai eu l'imprudence de présenter Yacine comme un grand romancier arabe. Yacine n'a fait qu'un bond sur la scène et il a déclaré : ?Je n'aime pas beaucoup me laisser enfermer dans l'arabisme. J'ai participé à une cause nationaliste contre le colonialisme français et je l'ai fait comme un Algérien et rien d'autre. J'ai voulu reconquérir l'algérianité perdue, mais je n'ai pas voulu me fondre dans l'univers arabo-islamique.'" En évoquant son dernier livre, La Prison juive, qui a provoqué des commentaires sévères, Jean Daniel citera le nom du professeur Mohamed Arkoun qui avait écrit : "Je ne suis pas sûr d'être en mesure de mettre en question l'islam, comme vient de le faire Jean Daniel pour le judaïsme." Il enchaînera ensuite sur la situation politique en France."Ce qui vient de se passer en France n'est digne d'aucun pays", lancera Jean Daniel, inquiet sur le devenir de la France. Il faut signaler, enfin, que Jean Daniel n'a pas manqué de faire visiter à sa petite-fille sa ville natale, où sont enterrés ses souvenirs qui datent de près d'un siècle. "Je m'enchante de pouvoir partager avec ma petite-fille mes souvenirs de Blida. Je suis un vrai Blidéen", a conclu Jean Daniel.K. F.NomAdresse email


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