
Parlez-nous de vos débuts dans la musique andalouse...J'ai été bercée par la musique andalouse dès mon enfance. Je suis issue d'une famille de mélomanes et de musiciens. Ce qui m'a parfois donné l'impression que ma destinée était toute tracée. Mon père étant lui-même musicien, j'avais à peine cinq ans quand il m'a inscrite à mes premiers cours de chant et de piano. C'est donc à cet âge-là que j'ai découvert le monde merveilleux de la musique. En 2004, à neuf ans, j'ai intégré l'association Dar El-Gharnatia où j'ai d'abord fait partie de la chorale. Ensuite, le premier instrument qu'on m'a mis entre les mains était la mandoline. Passage obligé pour tout jeune musicien. Finalement, j'ai jeté mon dévolu sur l'instrument à corde « magique » qu'est le violon. J'ai dû faire mes preuves en passant par toutes les étapes d'apprentissage jusqu'à la classe supérieure que j'ai atteinte en 2009. Aujourd'hui, j'ai l'honneur de compter parmi les solistes de cette prestigieuse association.Pourquoi avez-vous choisi l'andalou et pas un autre répertoire 'Les raisons qui m'ont conduite à faire ce choix sont multiples. Je pense que la musique andalouse est incontournable à partir du moment où on est porté sur la musique classique. Elle fait partie du patrimoine culturel avec comme particularité un mode de transmission essentiellement oral depuis sa création. Ce qui lui confère ce côté « élitiste ». C'est donc l'envie de faire partie de cette chaîne de transmission et de préservation du patrimoine qui m'a « naturellement » menée vers l'andalou. Aussi, je considère qu'il est de mon devoir de perpétuer ce « bien » si précieux et de le transmettre aux générations futures. Bien entendu, je ne compte pas me confiner dans ce registre, je souhaiterais me tourner un jour vers un autre style tel que le tarab.Quelles sont vos idoles dans ce patrimoine lyrique 'C'est très difficile de choisir parmi la pléiade d'artistes de renom qui ont contribué à la préservation de ce patrimoine. Je citerais notre grand et valeureux maître Dahmane Ben Achour, notre regretté Sid-Ahmed Serri, sans oublier la gent féminine représentée par notre grande dame Beihdja Rahal.Allez-vous éternellement évoluer dans le cadre associatif, ou comptez-vous voler de vos propres ailes dans une carrière solo 'Le mouvement associatif est un passage obligé pour tout artiste qui veut évoluer dans ce registre musical. Personnellement, cela m'a beaucoup aidée et permis de participer à plusieurs concerts lors de différents festivals aussi bien en Algérie qu'à l'étranger, comme par exemple le festival FEX de Grenade en Espagne en 2012 . J'ai également participé à l'enregistrement de plusieurs CD avec l'association Dar El-Gharnatia où j'ai interprété des « hwaza » ou des morceaux de la nouba. Je pense que c'est grâce à l'association que j'ai pu trouver une place dans le milieu artistique malgré mon jeune âge.Un premier album en perspective 'C'est un projet qui me tient à c?ur depuis un certain temps. J'y travaille d'arrache-pied mais je me trouve face aux difficultés du métier. L'inspiration, le travail et la recherche me permettront d'apporter, je l'espère, quelque chose de nouveau grâce à une petite touche personnelle et ce, avant la fin de l'année.Quels sont vos autres projets 'La priorité reste mes études. J'envisage de continuer le cycle LMD après l'obtention de ma licence. Ceci ne m'empêchera pas de mener, en parallèle, une carrière artistique et de me confirmer en tant que chanteuse. Après m'être produite en solo dans ma ville natale Blida lors du Festival du hawzi et les soirées ramdanesque. J'espère sillonner d'autres villes de mon pays et pourquoi pas envisager de me produire à l'étranger.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A G
Source : www.horizons-dz.com