
Le directeur général de l'International Bulk Carriers (IBC), Nacereddine Mansouri, a déclaré hier à La Tribune que ses services viennent d'intenter une action judiciaire auprès de la Chambre arbitrale de Londres contre l'ancien partenaire du groupe, le jordanien LeadArrow, pour revendiquer les frais d'affrètement de ses navires, qui s'élèvent à des dizaines de millions de dollars.Cette action judiciaire intervient après une première intentée par l'ancien partenaire auprès de la même institution, avant la prise d'otage des 27 marins du MV Blida en janvier 2011. L'affréteur avait alors été boudé. D'autre part, M. Mansouri a indiqué que les navires appartenant à l'entreprise immobilisés dans différents ports du monde (Grèce, Malaisie et Chine), sont en voie de «rapatriement», à l'instar d'El Hadjar «attendu d'ici 2 à 3 semaines». Le reste des navires ne tardera pas à être récupéré. Interrogé sur l'état de navigabilité des navires immobilisés depuis plusieurs mois, le responsable se réserve de faire le moindre diagnostic, précisant toutefois qu'une commission installée par le ministre des Transports s'est déplacée, en avril dernier, sur les lieux et a pu inspecter les navires, en attendant la remise des conclusions du rapport. Le DG de l'IBC a réfuté l'idée d'une éventuelle dissolution de Cnan Group, notant qu'«au contraire, le groupe Cnan s'inscrit dans une perspective de redéploiement d'envergure». Par ailleurs, des employés mécontents de l'IBC/Cnan Group vont tenir aujourd'hui une assemblée, au cours de laquelle ils comptent relancer leur plateforme de revendications. Ce sera l'occasion également d'interpeler la direction de l'IBC sur l'interdiction d'entrée au siège de l'entreprise, formulée à l'encontre du secrétaire général du syndicat, Rabah Youtichène. De son côté, le DG d'IBC, Nacereddine Mansouri, soutient que l'entreprise «n'a aucun problème avec les employés. Le seul problème que nous avons est avec le SG du syndicat contre qui une procédure judiciaire a d'ailleurs été engagée». Le dépôt de plainte fait suite aux déclarations publiées dans les colonnes d'un quotidien national par le syndicaliste, qui est également sous le coup d'une suspension. La plainte porte sur trois griefs : «propos calomnieux», «diffamation» et «divulgation de documents internes à l'entreprise sans autorisation». Le DG de l'IBC affirme qu'il n'a reçu aucune correspondance concernant la réunion d'aujourd'hui, assurant toutefois qu'il ouvrira les portes de l'entreprise aux employés pour débattre de leurs problèmes. Entre syndicat et direction de l'entreprise, les déclarations sont quelque peu contradictoires. M. Youtichène atteste que 60% des personnels seulement ont été redéployés, qui plus est provisoirement, dans différents services, tandis que le reste se débat dans des difficultés financières insupportables. Le DG de l'IBC, M. Mansouri, parle lui de 80% des personnels redéployés, pour la grande majorité au niveau des ports du pays. En revanche, le responsable parle d'une quinzaine de personnes qui n'ont effectivement pas encore été réintégrées, parmi lesquelles certaines par refus des postes qui leur ont été proposés. S'agissant des ex-otages du MV Blida, le DG de l'IBC déclare que ses services ont payé «intégralement» les mois passés en captivité (11 mois) au profit d'une douzaine de marins, sur les 27 à bord du navire.
Y. D.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Younès Djama
Source : www.latribune-online.com