
C'est une mère déplorée qui crie sa souffrance pour son enfant victime d'un accident de moto. Hospitalisé depuis près de 35 jours, il est dans une situation comateuse au niveau du service de réanimation et de neurochirurgie de l'hôpital de Cherchell. Selon ses parents, la jeune victime, âgée de 20 ans aurait heurté sa tête lors d'une collision frontale avec un parapet en béton de l'axe routier Koléa-Cherchell.La victime de cet accident spectaculaire, au cours d'une randonnée nocturne lors du mois de Ramadhan, sur la rocade qui relie Koléa à Cherchell, aurait perdu le contrôle de sa moto, pour une raison imprécise, au-delà de minuit. La moto en éjectant la victime sur le parapet en béton a fini sa course de l'autre côté de la chaussée en causant des lésions graves au motard, que certains estiment irréversibles. Cependant, les parents, qui furent présents en permanence au niveau du chevet de leur enfant au sein de l'hôpital de Cherchell, outre qu'ils ont loué la «disponibilité, le professionnalisme et l'engagement des spécialistes et des professeurs, de ce service de réanimation,en dépit de la gravité de l'accident soit majeure», déplorent toutefois que «la tutelle de cet hôpital qui se trouve à Sidi Ghilès, n'ait pas considéré l'importance et l'urgence de mettre à leur disposition une ambulance adéquate, dotée des équipements d'urgence requis, tels que prescrit dans ces cas extrêmes et nécessités dans le cas de cette personne lors de son déplacement à Blida, en vue de subir un examen radiologique d'un IRM d'urgence.» La mère de cette victime, outrée, s'interroge et affirme «il y a une situation de deux poids et deux mesures ; en effet, mon fils mourant, fut transporté sur près de 180 kilomètres en aller puis en retour dans une ambulance inadéquate, démunie d'un système de climatisation, de respiration et de ventilation, avec une météo qui dépasse les 40 degrés. Cette ambulance inadéquate cahotait sur nos routes et s'apparente à un vieux camion, s'insurge cette maman avec une colère extrême. «La vie de mon fils en dépend», lance cette mère accablée avec des invectives. Pourtant, cet hôpital, qualifié de «bijou» par le ministre de la Santé lors de sa visite sur le site en août 2013, était prévu être promu en EPH dédié à la neurochirurgie et à la réanimation. En effet, les quatres blocs opératoires assortis de 22 lits desservent le territoire national, à l'instar de Ouargla, Skikda, Biskra, Chlef, Blida et même Alger. On nous a révélé que «cet hôpital promis en tant que pôle d'excellence avec sa probable conversion en hospitalo-universitaire, ne dispose même pas d'un statut d'établissement autonome, car il est sous tutelle de l'hopital de Sidi Ghilès, qui le gére par une affectation provisoire». Plus grave est la situation, nous informe-t-on, «à cet établissement, on a adjoint, actuellement des urgences médicales, une situation qui aurait fait suite à des revendications connues par la ville de Cherchell et qui a dégénéré en rixes ayant nécessité l'intervention des forces de l'ordre et le détournement du périple de la visite du ministre de la santé». La situation hybride de cet hôpital de Cherchell utilisé en services de réanimation, de neuro-chirurgie et d'urgences médico-chirurgicales, n'a pas été de tous les goûts des citoyens. Certaines sources estiment «qu'il aurait mieux valu laisser certains services à l'hopital Sidi Ghilès, sachant que la gestion courante de l'hôpital de Cherchell, connaît des aléas, liés à la prolifération de moustiques, au problème de stockage de l'eau courante et de l'indisponibilité de moyens matériels.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed El Ouahed
Source : www.lnr-dz.com