
Notre rédaction a été destinataire d'une requête verbale des parents d'un accidenté, hospitalisé depuis près de 20 jours, dans un état comateux, au niveau du service de réanimation et de neurochirurgie de l'hôpital de Cherchell.Selon les parents de la jeune victime, âgée de 20 ans et qui aurait heurté sa tête lors d'une collision frontale à un parapet en béton de l'axe routier Koléa-Cherchell, cet accident spectaculaire s'est produit au cours d'une randonnée nocturne au mois de Ramadhan, sur la rocade qui relie Koléa à Cherchell.La victime aurait perdu le contrôle de sa moto, pour une raison indéterminée, au-delà de minuit. La moto, en éjectant la victime contre le parapet en béton, a fini sa course de l'autre côté de la chaussée en causant des lésions graves au motard, que certains estiment irréversibles.Cependant, les parents, qui étaient en permanence au chevet de leur enfant au sein de l'hôpital de Cherchell, et bien qu'ils aient loué la «disponibilité, le professionnalisme et l'engagement des spécialistes et des professeurs de ce service de réanimation», malgré la gravité de l'accident, déplorent toutefois que «la tutelle de cet hôpital qui se trouve à Sidi Ghilès n'ait pas accordé l'importance et l'urgence de mettre à disposition une ambulance adéquate, dotée des équipements d'urgence, tel que prescrit dans ces cas extrêmes lors de son déplacement à Blida, en vue de subir une IRM en urgence, car l'appareil existant à Sidi Ghilès n'est pas fonctionnel».La mère de la victime, outrée, s'interroge et affirme «il y a une situation de deux poids deux mesures ; en effet, mon fils mourant fut transporté sur près de 180 kilomètres en aller puis en retour, sans système de climatisation, de respiration et de ventilation, par une température ambiante qui dépasse les 40 degrés dans une ambulance inadéquate qui cahotait sur les routes», s'insurge-t-elle dans une colère extrême. «La vie de mon fils en dépend», hurle cette mère éplorée.Pourtant, cet hôpital, qualifié de «bijou» par le ministre de la Santé lors de sa visite en août 2013, devait être promu en EPH dédié à la neurochirurgie et à la réanimation.En effet, les 4 blocs opératoires assortis de 22 lits desservent le territoire national, à l'instar de Ouargla, Skikda, Biskra, Chlef, Blida et même Alger.On nous a révélé que cet hôpital prévu être promu en tant que pèle d'excellence avec sa probable conversion en établissement hospitalo-universitaire, ne dispose même pas d'un statut d'établissement autonome, car il est sous tutelle de l'hôpital de Sidi Ghilès, qui le gère par une affectation provisoire.Plus grave encore, nous informe-t-on, «àcet établissement on a adjoint actuellement des urgences médicales, une situation qui aurait fait suite à des revendications connues par la ville de Cherchell et qui a dégénéré en rixes ayant nécessité l'intervention des forces de l'ordre et le détournement du périple de la visite du ministre de la Santé» ; la situation hybride de cet hôpital de Cherchell, utilisé en services de réanimation, de neuro et d'urgences médico-chirurgicales, n'a pas été de tous lesgoûts ; certaines sources estiment qu'il aurait mieux valu laisser certains services à l'hôpital de Sidi Ghilès, sachant que la gestion courante de l'hôpital de Cherchell connaît des aléas liés à la prolifération de moustiques, au problème de stockage de l'eau courante et de la disponibilité de moyens matériels.La maman de la victime, citée plus haut, nous avait affirmé que la disponibilité des spécialistes en maxilo-facial, en orthopédie, et en ORL n'a été possible que grâce à une insistance soutenue.Cet aléa semble avoir été prévu l'année passée par le DSP de Tipasa, qui nous avait alors déclaré que «l'UMC est un établissement dédié aux urgences uniquement, qui n'a pas vocation de soigner à distance, car il devra être annexé à un hôpital d'envergure».En d'autres termes, selon des citoyens, la situation actuelle dénote une incompatibilité de coexistence des structures des urgences, d'un service de neuro-chirurgie et de réanimation, le tout cogéré par un autre hôpital limitrophe.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Houari Larbi
Source : www.lesoirdalgerie.com