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Halilhodzic jouera-t-il à quitte ou double '!



Halilhodzic jouera-t-il à quitte ou double '!
Il faut d'emblée avouer que jusque-là le sélectionneur national fait l'unanimité côté résultats. Sur 4 matchs, 3 victoires et un nul : les states du Bosniaque plaident en sa faveur. Nonobstant quelques-uns de ses choix, jamais remis en cause par les responsables du football algérien, VH n'aura, jusque-là, jamais été sous le feu des critiques, hormis par les partisans du moindre effort. Il faut dire que grâce à son côté autoritaire, il a toujours assumé ses choix en les justifiant à sa manière, même si ses arguments n'ont parfois pas été convaincants. Mieux, il a même pris l'initiative d'organiser un stage pour seulement deux joueurs, en France (Lysse), et pris le soin de critiquer le niveau du championnat national et naturellement le label local. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir la cote, surtout auprès des supporters qui ont totalement confiance en l'ancien sélectionneur des Eléphants de la Côte d'Ivoire qui a dirigé un groupe ivoirien à l'ego surdimensionné à l'instar de Didier Drogba, les frères Touré et compagnie. La confiance du peuple aura donc été acquise après cette belle et importante victoire sur les terres gambiennes quand Halilhodzic et ses poulains sont allés s'imposer à Banjul (2/1) grâce aux réalisations de Anthar Yahia et le Néo-Fennec Sofiane Feghouli qui fêtait sa première sélection sous les couleurs algériennes au moment où le premier avait joué son dernier match et tirait son ultime baroud d'honneur avec le maillot national. Menés par 1 but à 0 avant la mi-temps, les Verts se sont remis à leur entraîneur dont la touche a été visible dans le second acte, sa lucidité tactique ayant permis aux coéquipiers de Guedioura de renverser la vapeur avant de signer cette victoire capitale qu'ils essayeront de confirmer lors du match retour au cours du mois prochain (le 15 juin) pour continuer l'aventure sur la route d'une qualification pour la CAN 2013. Avant cela, l'équipe nationale jouera, aujourd'hui, à partir de 20h30, un match amical face à l'équipe du Niger, une belle occasion pour Vahid Halilodzic de voir à l''uvre ses 27 joueurs qui étaient en stage depuis le 13 de ce mois et arrêter ainsi la liste des 23 qui prendront part au véritable marathon qui commencera le 2 juin contre le Rwanda puis le match contre le Mali, le 8 juin à Bamako, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 qui aura lieu au Brésil avant, bien sûr, de boucler ce marathon par la rencontre retour du second tour des éliminatoires africaines contre les Scorpions de la Gambie à Blida. Le Mondial et la CAN 2013 que se sont fixés le premier responsable de la barre technique au moment où il avait pris les rênes de la sélection (il vient de le rappeler, cette semaine en confirmant et en s'engageant à «les gagner toutes», même s'il les prépare avec un effectif décimé) dont les aventures débuteront dès le mois prochain avec les matchs sus cités et que nos Verts doivent aborder avec le même état d'esprit qui avait précédé le voyage gambien, qui reste jusqu'à présent le match référence de Madjid Bouguerra et consorts. Sans Antar Yahia et Karim Matmour (alignés d'entrée face à la Gambie) ou Ghezzal (entré en cours du jeu) et Nadir Belhadj (qui avait déjà été absent à Banjul), la sélection nationale aura sans doute un nouveau visage dès le match de ce soir où le coach pourrait superviser ses nouveaux protégés à l'instar des joueurs du cru, en l'occurrence Benmoussa (ES Sétif) ou le Belouizdadi Islam Slimani.

Le choix des 23 sera décisif
Si la joute amicale contre les Nigériens, qui ont participé à la défunte CAN, a été organisée conjointement par le Gabon et la Guinée Equatoriale, la réception du Rwanda dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2014 sera très importante, et les Algériens n'auront pas vraiment le droit de se rater. En effet, le sélectionneur a toujours été épargné par les critiques jusqu'à l'heure où l'on écrit ces lignes, ce qui est tout à fait normal d'autant plus que les résultats n'ont jamais trahi l'ancien joueur de Nantes entre 1981 et 1986 qui a toujours pris les décisions qu'il voulait, fait ce qu'il voulait quand il voulait où il voulait, aucun responsable de la balle ronde en Algérie ne lui imposant une méthode de travail ou un quelconque choix. Est-ce une pression de plus sur les épaules de VH rarement contesté ou une preuve qu'il a confiance en sa conception des choses et sa méthode de travail qui lui a valu la reconnaissance en Europe, avec les clubs du Dinamo Zagreb en Croatie ou le club de la capitale française le Paris-Saint-Germain et celle africaine, avec la Côte d'Ivoire où il a été crédité d'une superbe phase éliminatoire avec un sans-faute qui avait mis les Eléphants dans la peau des archi favoris avant de se faire éliminer, contre toute attente, dans le dernier virage de la CAN- 2010 en Angola par la bande de... Saâdane qui est aujourd'hui sous sa houlette. Le «statut prestigieux» du sélectionneur national lui garantira sans nul doute une «immunité» en cas d'un faux pas lors des prochaines échéances. Tout à fait normal donc d'avoir des «jokers» à la main, quand on est courtisé par d'autres clubs et qu'on fasse des déclarations à une chaîne de télévision française : «Je reçois des offres de la part de clubs et des sélections, mes valises sont prêtes pour un éventuel départ», avait lancé Vahid en réponse à une question concernant son avenir à la tête de la sélection nationale. «Wahid» comme certains Algériens aiment à l'appeler, avait peut-être grillé quelques-uns de ses «jokers» quand il a fait cette déclaration. Est-ce une manière pour lui de dire aux dirigeants : «Laissez-moi travailler tranquillement, sinon j'irais voir ailleurs.» Apparemment, notre sélectionneur n'est pas dupe et a plus ou moins compris comment la roue peut tourner dans un pays comme l'Algérie.

Le Mali, ce test majeur
Si les deux rencontres à domicile face au Rwanda et à la Gambie paraissent dans les cordes des Fennecs qui pourront permettre à leur driver de faire monter sa cote auprès des amoureux de l'EN, le voyage en Mali, après le maintien du match sur les terres des Aigles, sera des plus périlleux ; mais un bon résultat (un match nul, voire, une victoire) et Vahid deviendrait un véritable héros national avec ses protégés. Quoiqu'un échec au Mali ne remette pas le travail qu'il a accompli jusqu'à présent avec la confiance rachetée au profit de la bonne «récolte gambienne» ou ce second souffle insufflé à une sélection au plus mal après un Mondial sud-africain raté. Le plus dur à digérer pour les supporters des Verts serait sans doute un faux pas à domicile où les Algériens souhaitent que leurs représentants fassent carton plein. Une petite pression supplémentaire pour les Fennecs et leur coach qui savent qu'un autre résultat que la victoire est d'ores et déjà considéré comme un échec par un peuple assoiffé de victoires et habitué aux nuits blanches et sons des klaxons durant
l'époque de Saâdane. Le sélectionneur, qui s'est moulé dans le mode de vie algérien s'adressant même aux journalistes sur un ton autoritaire durant ses conférences de presse afin de montrer que c'est bien lui l'homme de cette équipe qui porte les espoirs des 37 millions d'Algériens, sera appelé à prouver que c'est lui, le «gagneur» que l'Algérie a toujours cherché. Le challenge à venir sera donc un véritable tournant pour l'équipe nationale et pour le sélectionneur notamment qui aura une aubaine pour parfaire sa réputation. Lui qui fait souvent la une avec ses déclarations fracassantes, il voudra sûrement qu'au lendemain de ces rencontres les journaux algériens ne mettent que le mot «victoire» sur leur une.
M. T.


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