L'aventure pour la conquête d'une qualification au Mondial- 2014 reprend ce soir pour les Verts de Vahid Halilhodzic. Une étape cruciale durant laquelle les coéquipiers de Feghouli se frotteront au Bénin qui n'est autre que l'ex-leader de la poule H. Un matchtournant qu'il ne faut absolument pas manquer.
Depuis la dernière sortie en Coupe d'Afrique des nations, en Afrique du Sud, la question qui intrigue les fans de la sélection nationale de football tournait autour de la réaction du groupe Algérie redescendu de son nuage au détour d'une épreuve éprouvante physiquement et psychologiquement. Avec un seul point et une élimination prématurée dès le deuxième match du premier tour, les Algériens sont passés d'épouvante et grands favoris de la compétition à un insignifiant et capricieux faire-valoir. L'élimination a tellement fait mal au groupe mais aussi à son «guide», Halilhodzic pour ne pas le nommer, que la mission de reconstruire la sélection dont rêvent les Algériens allait être abandonnée. Le travail entamé depuis 15 mois et qui commençait à porter ses premiers fruits, avec une qualification allègrement assurée à la 29e phase finale de la CAN, semblait remis en cause, voire contesté. Des remous qui ont failli provoquer l'implosion de cet ensemble foncièrement rajeuni au lendemain d'une campagne 2012 ponctuée par un fiasco. Le doute s'installe et des têtes étaient réclamées pour justifier un échec que le sélectionneur des Verts avait prédit. La tempête hivernale a fini par s'estomper et les capés de Halilhodzic revenaient au galop avec pour objectif de rebondir dans ces qualifications du Mondial- 2014. Une mission relativement abordable. Les Algériens qui avaient bien entamé, en juin dernier, leur parcours face au Rwanda (4-0 à Blida) ont, ensuite, connu l'imprévisible faux-pas à Ouagadougou, contre le Mali. Une défaite qui renseignait (déjà) sur le manque de maturité de cette équipe. Une formation en phase de gestation, d'apprentissage, qui allait toutefois assurer le plus dur en se qualifiant à la CAN-2013 face à la Libye. A la recherche d'un match référence, l'EN version Halilhodzic attendait de se frotter aux grands d'Afrique sur les terrains sud-africains. Là-bas, Mesbah et consorts ont fini par comprendre que le fossé qui les séparait du haut niveau était important. «Même si les matches de qualification sont très difficiles à jouer à l'extérieur, ce n'est rien comparé aux rencontres que nous avons eues en Afrique du Sud», expliquait le néo-parmesan juste après le nul arraché aux Ivoiriens à Rustenburg. Pour l'ancien milanais, forfait ce soir pour cause de blessure, le match du Bénin est une bonne opportunité pour réapprendre à gagner. «On va tout faire pour se racheter lors de cette confrontation», assurait-il.
La «gifle» de Rustenburg, un mal pour un bien '
L'épisode sud-africain aura été, somme toute, douloureux. Pourtant, la terre continue de tourner. Les troupes de Coach Vahid, sensiblement remodelées mais surtout conscientes de ce qui reste à faire pour reprendre la marche vers les cimes, vont désormais passer à la seconde phase de la reconstruction. «Il faut comprendre que cette déception de la CAN-2013 a fait très mal au groupe. Nous devons absolument relever la tête pour aller de l'avant, et ne pas rater notre second objectif majeur, à savoir nous qualifier pour le prochain Mondial. Cela passera par un succès face au Bénin, dont il faudra se méfier, il n'y pas de petites sélections en Afrique», déclarait le technicien bosnien, samedi dernier, en conférence de presse. Pour ce faire, les Algériens n'auront pas droit à un second joker. Seule la victoire, ce soir face au Bénin, peut les repositionner dans la course au billet de qualification dans ce tour intermédiaire. Ceci d'autant plus que le Mali a pris option, dimanche, en allant chercher les trois points de Kigali face au Rwanda. Une perspective d'une «finale» algéro-malienne, en septembre prochain, passe également par des résultats probants des Verts lors des deux prochaines sorties, Cotonou puis à Kigali, dans deux mois. «Le mois de juin sera décisif pour nous, avec deux déplacements au Bénin et au Rwanda, nous devons absolument gagner les deux matchs, ou au moins décrocher quatre points, avant de recevoir chez nous le Mali. est impératif pour nous de bien négocier ces deux sorties, d'autant que pour moi le favori du groupe n'est pas l'Algérie, mais le Mali, qui est de loin meilleur que nous», affirmait Halilhodzic lors de son point de presse. La sélection qui vient de bénéficier de quelques bons renforts offensifs Brahimi et Djebbour), ainsi que du retour d'un de ses leaders, Madjid Bougherra, se doit d'abord de bien négocier le rendez-vous de ce soir. Un match sur lequel le sélectionneur algérien fonde beaucoup d'espoirs. «Je m'attends à une bonne réaction de la part de mes joueurs. Pour moi, s'agit d'un examen de maturité et de combativité. Ça ne sera pas facile, la pression sera certainement énorme, mais je veux une victoire rassurante», plaidait-il non sans avouer qu'il ne faudrait pas «chercher les excuses en cas d'un échec».
D'autres atouts et des incertitudes
Pour cette explication visiblement inédite, le coach des Verts a pris le soin de regrouper ses joueurs pendant une semaine au Centre technique de Sidi Moussa. Les joueurs sélectionnés ont été soumis à neuf séances de travail pendant lesquelles ils ont mis en application plusieurs variantes. Les derniers entraînements ont été mis à profit par Halilhodzic pour opérer les nécessaires réglages et opter pour la meilleure variante tactique. Selon toute vraisemblance, deux à trois changements notables sont attendus sur le Onze de départ, ce soir face au Bénin. Il s'agit de la probabilité de voir les deux nouveaux renforts, Brahimi et Taider, incorporés d'entrée, mais aussi la possibilité d'une recomposition de la ligne offensive. L'attaque des Verts pourrait, en effet, enregistrer le come-back de Rafik Djebbour lequel prendrait, poste pour poste, la place de Slimani dont le rendement lors de la CAN-2013 n'a pas été du goût du sélectionneur. L'autre incertitude concerne la titularisation ou pas de Kadir. Ce dernier connaît, depuis son transfert hivernal à l'OM, une incroyable baisse de régime. Ce qui devrait profiter à Hilal Soudani dont le réveil profite à son club de Vittoria Guimarães. C'est donc la paire Soudani-Djebbour qui pourrait ouvrir les hostilités face aux Béninois. Brahimi et Feghouli se chargeront de l'animation tandis que Taider et Guedioura s'occuperont de ratisser les ballons. La défense des bois gardés par M'Bolhi sera confiée au quatuor Medjani-Bougherra-Ghoulam- Mostefa. Si bien que Halilhodzic nous a habitués à des remaniements de dernière minute…
M. B.
Les Verts en blanc, les Ecureuils en jaune
La sélection algérienne de football évoluera en blanc contre son homologue béninoise mardi (20h30) au stade Mustapha- Tchaker de Blida. La décision a été prise hier matin lors de la réunion technique d'avant-match qui a eu lieu en présence des représentants des deux équipes. De son côté, la sélection du Bénin portera un équipement jaune, ajoute-t-on de même source.
Un trio malgache
La rencontre sera arbitrée par le Mauricien Seechurn Rajindraparsad, assisté de ses compatriotes Vally Vivian et Rossaye Akhtar.
Les «jongleurs» de Bordj Menaïel de la fête
La très nombreuse assistance attendue aujourd'hui au stade Mustapha-Tchaker de Blida ne devra pas s'ennuyer. Les organisateurs ont, en effet, prévu un riche programme d'animation. Le clou de la soirée, en l'occurrence la rencontre officielle Algérie- Bénin, sera précédé par une exhibition des jongleurs de l'association de Bordj Menaïel conduite par Farid Rachid. Au programme, les jeunes Menaielis exhiberont de nouveaux tableaux en sus de ceux connus du grand public algérien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.lesoirdalgerie.com