L'alerte sonne depuis Bamako même si les Aigles, situation politique oblige, ont signé leur certificat de santé en dehors de leurs bases depuis leur victoire à Ouagadougou contre l'Algérie et ce dimanche en terre rwandaise. Et à chaque fois, le Mali a renversé la vapeur en deuxième mi-temps. Le conflit, même s'il affecte l'équipe, ne la perturbe pas dans son objectif d'aller hisser l'emblème national en 2014 à Rio de Janeiro. Le décor est désormais planté. Spécialement éclairé pour attirer le regard de Halilhodzic. Une belle raison pour l'Algérie qui, sans choix aucun, devra passer la dernière vitesse l'accélérateur au plancher dès ce soir contre le Bénin pour espérer arriver aux... barrages avant le ticket pour le pays du « pain de sucre ». Les Verts à fond la caisse n'est pas une vue impossible. Il suffit d'y croire sans se soucier des « extérieurs » au terrain au risque de replonger dans l'anomie. Car il n'est pas bon, en conférence de presse d'avant-match, de radoter encore qu'on possède une petite équipe sans grands joueurs après 20 mois de travail et un objectif aussi prestigieux que le Mondial au pays de Pelé. Exit les conjectures et autres arlequinades. Le public sportif, particulièrement algérien très chauvin, n'est pas pour autant « chtarbé » pour ne pas remarquer la progression atone du football algérien. Mais pas jusqu'à se sangler dans la tenue « expiatoire ». Le Nigeria, sans ses joueurs de classe mondiale qui manquent à Halilhodzic, avec un coach ex-joueur et sans grand cachet, a survolé la CAN 2013. C'est l'exemple à suivre, et éviter, à l'avenir, de vivre sur le superflu du genre « mon équipe a inscrit 27 buts en 16 matches », oubliant de reconnaître que cette même troupe est la première à sortir de la CAN après deux matches seulement. Marquer contre le Rwanda, le Niger, la Tanzanie... n'est pas du tout un exploit offensif. Quant à la fanfaronnade de record (27 buts en 16 matches), elle ne doit certainement pas plaire aux Madjer, Belloumi, Assad, Menad, Bensaoula, Tasfaout et autres Kalem et Dali. Les statistiques sont à la portée de tout le monde. Exit, encore une fois, le débat sur ce football malade dont tous les Algériens ont établi le diagnostic depuis 92. Le football ne se nourrit ni de « stakhanovisme » et encore moins de scènes picrocholines. L'heure est à la mobilisation avec ou sans Boudebouz, Belfodil, Cadamuro et tous les autres. La chicha aussi. Le Mali joue pour 15 points. Halilhodzic devra le priver au moins de trois points au match retour en gagnant dès ce soir et engranger au moins quatre points contre le Bénin et le Rwanda chez eux. Avec ou sans Sessegnon et Poté, le Bénin est costaud sur ses terres. A Blida, Halilhodzic se doit de rassurer pour, à son tour, sonner l'alerte pour Bamako. Par une frappe de ballon, bien sûr.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com