
Les Blidéens l'auront sans doute ressenti. Il fait chaud à Blida et les feux signalés ces derniers jours ne font qu'asphyxier l'atmosphère.180 hectares de forêt sont partis en fumée au parc de Chréa depuis le début des feux de forêt (fin juin) au 31 août 2014. Selon Ramdane Dehal, directeur de ce parc qui couvre les wilayas de Blida et Médéa, ces feux ont connu une augmentation vertigineuse au mois d'août, alors qu'aux mois de juin et juillet il n'y avait que quelques foyers isolés. Les Blidéens l'auront sans doute ressenti.Il fait chaud à Blida et les feux signalés ces derniers jours ne font qu'asphyxier l'atmosphère. «C'est normal, au mois d'août il fait plus chaud. Pis, c'est la période où la strate herbacée s'assèche et devient donc plus inflammable. C'est la région d'El Hamdania, entre Blida et Médéa qui est la plus touchée parce qu'elle reçoit les vents chauds provenant du sud», déclare Ramdane Dehal.Et d'ajouter : «La situation est plus préoccupante par rapport à 2013 où les feux de forêt étaient quasi rares à Chréa.» Pour lui, ce phénomène reste donc tout à fait naturel, mais «l'acte criminel n'est pas à écarter dans certains cas.» Il rassure toutefois que la cédraie (espèce endémique et protégée) n'a pas été touchée par les flammes. «C'est le pin d'Alep, connu pour être facilement inflammable et le chêne vert qui ont été les plus endommagés par les incendies», précise-t-il.Pour Yacine Khechna, président de l'association «Les Amis de Chréa», ces feux seraient, dans la plupart des cas, d'origine criminelle. «Actuellement, on n'accuse personne. Mais, en tant que défenseurs de Chréa, nous menons une enquête pour essayer de remonter aux origines des feux. On est en train de ficeler un bon dossier pour éviter la diffamation. Il va être déposé auprès des instances concernées. Une chose est sûre, nous ferons de notre mieux pour sauver Chréa des mains des criminels», a-t-il insisté.La thèse de l'acte criminel reste, aussi, privilégiée par de nombreux montagnards. «On confirme qu'il y a la maffia du bois à Chréa. On est sur le terrain et on voit des choses plus que révélatrices», dénonce M. Kermouche, montagnard de Chréa. «Sinon, comment expliquer le fait que plusieurs arbres sont abattus après les feux ' En principe, même s'il est brûlé, l'arbre peut régénérer. Qui donne la permission d'abattre les arbres '» poursuit-il avec étonnement. «On a vu des chambres à air partout dans les forêts de Chréa.Les criminels connaissent bien l'astuce ; ils remplissent ces pneus d'essence, mettent le feu et les jettent dans les endroits ciblés. Cela est devenu un secret de Polichinelle pour plus d'un. Mais où est l'Etat '» s'interroge M. Amara, originaire de l'Atlas Blidéen et prétendant être un témoin oculaire. Mais là où le bât blesse, c'est qu'aucune autorité officielle n'a ni confirmé, ni encore moins infirmé les accusations quant aux origines criminelles des feux de forêt à Chréa. Et cela dure depuis? des années !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Benzerga
Source : www.elwatan.com