
Le score de parité concédé par la sélection nationale devant son homologue d'Ethiopie (3-3), mardi à Addis-Abeba pour le compte de la 4e journée des qualifications à la CAN-2017 est justifié par le «mauvais état de la pelouse», selon le sélectionneur national, Christian Gourcuff. Pour lui, «ce n'est pas normal que des matches internationaux soient programmés sur une telle pelouse», reconnaissant que ses joueurs «n'ont pas pu s'adapter à ces conditions», c'est-à-dire la pelouse et le climat, sachant qu'il fait actuellement doux en Ethiopie, malgré les effets d'altitude. Le discours de Gourcuff n'est pas rassurant et il est loin de celui développé par son prédécesseur, Vahid Halilhodzic. Ce dernier avait inculqué aux joueurs l'esprit et la hargne pour gagner et s'adapter à toutes les situations. En d'autres termes, il faut toujours s'attendre à des aléas et à des impondérables en Afrique d'où la nécessité de s'adapter à toutes les situations imaginables.Or, à travers son discours, Gourcuff a estimé que les joueurs n'ont pas pu développer leur jeu habituel. En clair, l'équipe nationale ne pourra jouer et gagner qu'au stade de Blida ou sur des terrains en bon état ! Il s'agit en fait d'un discours contre-productif pour Gourcuff et les joueurs. Ces derniers justifieront à l'avenir tous leurs échecs par les mauvaises conditions en Afrique. Sur le terrain, l'équipe nationale a failli. Il était inconcevable d'imaginer que l'Algérie allait encaisser trois buts à Addis-Abeba! Vendredi soir, les Algériens avaient étrillé les Ethiopiens à Blida sur le score de 7-1, lors du match aller. On s'attendait à ce que les protégés de Gourcuff rééditent l'exploit, mardi à Addis-Abeba. Au contraire, l'Algérie a concédé un score de parité (3-3) et, à chaque fois, c'est l'Ethiopie qui menait. Pour Gourcuff, «le mérite c'était de s'accrocher et de revenir au score à chaque fois ». Le sélectionneur parle de «mérite» contre un adversaire qui avait failli prendre plus de sept buts à Alger si Brahimi avait inscrit son penalty et si d'autres occasions nettes de scorer avaient été concrétisées. Il s'avère que les scores de 7-0 contre la Tanzanie et 7-1 contre l'Ethiopie demeurent des leurres dans la mesure où l'équipe nationale connait toujours des carences dans le compartiment défensif et en milieu de terrain.Le sélectionneur national ne parvient toujours pas à remédier à cette situation causée par la retraite de Antar Yahia et la blessure de Belkalem et Halliche. En termes plus clairs, Gourcuff continue de composer avec les mêmes éléments sans prendre le moindre risque de donner la chance à de nouveaux joueurs, locaux ou expatriés, comme cela s'était produit avec Halilhodzic qui avait métamorphosé l'équipe pour bâtir un nouveau groupe. En somme, Gourcuff, qui avait souhaité arracher le billet qualificatif en Ethiopie pour la CAN-2017, doit encore attendre les deux prochains matches contre les Seychelles en déplacement et le Lesotho à Blida.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com