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EPH d'El Affroun



EPH d'El Affroun
Deux jeunes filles, aides-soignantes (ATS), exerçant au sein du service du pavillon des urgences de l'Etablissement public hospitalier d'El Affroun, sont suspendues, depuis le 25 août pour l'une et le 28 août pour l'autre, de leur poste de travail.Même si aucun motif ne leur a été signifié dans la mise en demeure qui leur a été adressé, il n'en demeure pas moins qu'il leur est reproché des «manquements graves» lors de l'exercice de leurs fonctions. Les faits remontent au 6 août dernier, les deux aides-soignantes, ainsi qu'une troisième collègue à elles, en sus du médecin (une femme) étaient ce jour-là de permanence. En fin d'après-midi, une patiente s'est présentée au pavillon des urgences (PU) pour des soins.Son cas nécessitant une évacuation vers le service de neurologie du CHU Franz Fanon de Blida, le médecin de garde rédigea une lettre de liaison et fit appel à une ambulance. «Le chauffeur de l'ambulance a refusé dans un premier temps de me prêter main-forte afin d'installer la malade sur le brancard pour la déposer à l'intérieur du véhicule», atteste F.S. Et de poursuivre : «Il a même refusé que je prenne place dans l'ambulance pour accompagner la malade.» «Faux ! rétorque A.B le directeur de garde, qui nous a confié que l'aide-soignante (ses collègues étaient absentes au moment des faits) s'est dérobée de ses responsabilités en refusant le chauffeur de l'ambulance.Nonobstant les témoignages contradictoires des uns et des autres, dont seule une enquête approfondie déterminera la vérité, il est utile de rappeler que l'aide-soignant, comme le stipule le règlement, n'a pour mission d'accompagner le malade que s'il est lui-même assisté par un technicien de la santé ou encore le médecin. L'aide-soignant assure la garde ou la permanence en compagnie d'un TS et la présence du surveillant médical.Dans ce cas, des aides-soignantes seules au PU est en flagrante contradiction avec la réglementation. Il n'y avait pas les deux lors de la permanence du 6 août dernier», rappelle F.S. «Nous manquons d'effectifs», justifie le directeur de garde. Les deux aides- soignantes qui ont reçu leur notification de suspension une vingtaine de jours après les faits, révèlent que ce n'est pas la première fois qu'elles subissent un harcèlement moral de la part de leurs responsables immédiats et disent qu'elles sont souvent humiliées devant les malades.«En plus que nous avions demandé les motifs de notre suspension, l'on nous a répliqué que nous n'avions pas le droit de connaître les raisons exactes», rappelle une des aides-soignantes. Notons que nous nous sommes présentés à la direction de l'EPH d'El Affroun pour avoir la version des faits de la directrice des ressources humaines, celle-ci était en réunion.Les deux aides-soignantes se disent victimes de hogra dans un environnement professionnel anarchique et demandent une enquête approfondie diligentée par la DSP de Blida ou le ministère de la Santé. Elles sont déterminées à aller jusqu'au bout pour que justice leur soit rendue. Signalons enfin que d'après l'aide-soignante F.S, la patiente a été évacuée au CHU de Blida en compagnie de son fils.
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