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EN MEETING À BLIDA Moussa Touati se montre confiant



Le président du Front national algérien, Moussa Touati, a animé hier un meeting à Blida où il a fait part de son intention d'aller au pouvoir par la voie des élections. Pour ce faire, il rejettera, a-t-il dit, la succession par l'héritage.
«Nous n'allons pas attendre à ce que les gens au pouvoir meurent pour leur succéder. Nous sommes prêts à les supplanter par la voie des élections», soutiendra Moussa Touati qui dans une allusion à peine voilée, considère que le pouvoir en place ne peut gérer diligemment aujourd'hui car, estimera-t-il, son époque n'est pas celle de cette génération. Battant déjà campagne pour les prochaines élections et fort, affirmera-t-il, d'un effectif jeune puisqu'il fera savoir que 80% de ses adhérents ne dépassent pas 40 ans, le président du FNA exhortera les sympathisants de son parti de choisir celui qui les représentera dignement. Sur un autre volet, il renseignera que le FNA est le seul parti en Algérie qui exige de ses adhérents d'être de nationalité algérienne. De même, il dira qu'il n'a aucun problème avec les fils de harkis. Idem pour les épouses de ces derniers. «Mon problème se limite aux seuls harkis qui ont trahi le pays», tonnera Moussa Touati. Pour le quota des femmes dans les partis politiques, le président du FNA considère que ceci n'est autre qu'une immixtion dans les affaires internes de nos partis, et ce pour nous détourner de notre véritable mission. Pour lui, il est impensable de faire adhérer au FNA des femmes qui ne croient pas aux principes du parti. «Je le dis de but en blanc : nous sommes contre le principe des quotas», déclarera-t-il. Aussi, il déplorera, sans s'étaler longuement, la prise des richesses algériennes par quelques personnes qu'il ne citera pas nommément. Sur le plan international, Moussa Touati évoquera la montée au pouvoir des islamistes dans les pays arabes. A ce titre, il s'interroge sur la préoccupation de notre pays quant à son sort si jamais il lui arriverait la même chose. «Les citoyens reviennent à l'islam pour l'utiliser comme moyen de vengeance contre l'injustice», dira Moussa Touati pour laisser entendre que s'il n'y pas d'injustice, les Algériens, qui sont musulmans de nature, n'auront pas recours à la religion. Enfin, le président du FNA s'enorgueillit du chiffre de 1 874 élus locaux présents dans 131 communes du pays à travers les 46 wilayas mais se lamente que le chef de daïra soit le président des commissions électorales, et ceci est par la faute, précisera-t-il, des députés qui font passer la loi même si, ajoutera-t-il, elle leur a été «dictée de force».
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