Blida - Revue de Presse

En bref



Question qui n?a rien à voir ou alors si, un peu : qui se rappelle ce tube, d?été bien sûr, qui parle du rapport quasi surnaturel entre la température et les problèmes : « Chaleur infernale, lehmoum qwiya (littéralement, les problèmes sont forts) » ? Personne ? Vraiment personne ? Bref. En dehors de l?inutile débat sur l?influence de la chaleur sur la force des problèmes, peut-on parler de chaleur quand il fait chaud ? La question semble aussi ridicule que de se demander si on peut parler de bière fraîche dans un bar climatisé ou de MST dans un cabaret à filles. Mais bref. Comme il fait trop chaud, vraiment trop chaud pour travailler, autant parler du fait qu?il fait trop chaud pour travailler. Mais bref. Si dans le Nord, la chaleur est aussi étouffante qu?une mère blidéenne ou un niqab tout noir au mois de juillet, dans le Sud, on n?ose imaginer à quel degré les Algériens du Sahara sont mangés et digérés. Avec des pics recensés à 49,9° à l?ombre, c?est-à-dire autour de 70° au soleil, on peut comprendre la multitude d?émeutes qui ont éclaté au-dessous du 30e parallèle. Ou non, finalement, on ne comprend pas. Puisque s?il fait chaud, pourquoi s?énerver ? Autant ne pas bouger au risque de voir la température s?accroître et attendre l?automne pour déclencher une émeute. Mais bref. Question à un Norvégien candidat au baccalauréat : si on brûle un pneu à Béchar en signe de protestation quand il fait déjà 50° dehors et à l?ombre, quelle température atteint-on quand les forces de l?ordre arrivent pour évacuer le problème ? 1000, 2000 ou 3000 ? Il n?y a pas plus de réponse à cette question qu?il n?y en a à toutes les manifestations de colère recensées dans l?Algérie d?aujourd?hui, le chômage étant endémique et la chaleur n?y étant pour rien. Mais bref. Il fait trop chaud. Trop chaud pour travailler. Ou alors travailler brièvement. En bref.
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