Environ 35 milliards de dinars d'obligations ont été souscrites au niveau des différentes agences de la Banque extérieure d'Algérie (BEA) dans le cadre de l'emprunt national pour la croissance économique lancé le 17 avril, a déclaré, hier à partir de Blida, le PDG de cette banque.Lors d'une rencontre d'information intitulée «L'emprunt national pour la croissance économique», qui s'est déroulée à la salle Promo Sim, le PDG a appelé les Algériens (personnes physiques ou morales) à contribuer à booster le développement économique du pays à travers l'emprunt obligataire. Les personnes présentes, essentiellement des industriels de Blida, ont profité de l'occasion pour soumettre leurs préoccupations et demander plus de détails sur cette opération.Certains sont même allés jusqu'à proposer des solutions pour la réussite de cette opération d'intérêt général. «Il serait plus judicieux pour vous de lancer l'emprunt obligataire répondant aux critères de la finance islamique. Il y a une forte demande dans ce sens et je suis persuadé que l'emprunt serait plus important si ce service arrivait à être concrétisé par votre banque. Il y a beaucoup d'argent qui dort hors du circuit officiel, des montants colossaux pourraient alors être intégrés dans ce circuit lorsque vous arriverez à répondre aux attentes de la majorité des citoyens», conseille Kamel Moula, président de l'organisation patronale Ceimi et directeur général des laboratoires Venus.«Les faits sont là, la majorité des Algériens évitent la riba (l'usure). Je pense qu'il faut penser à cette majorité pour réussir», ajoute-t-il. «Effectivement, on pense à introduire le service de la finance islamique pour répondre à une demande de plus en plus croissante. Et du coup, arriver à bancariser l'important flux d'argent qui est hors circuit formel. Bref, un emprunt obligataire à 0% d'intérêt, pourquoi pas ! Il figure même dans notre programme», lui répond le PDG de la BEA. Ce dernier a d'ailleurs qualifié sa banque de «leader» pour ce qui est de son chiffre d'affaires et de ses services proposés. «On reconnaît vos performances, en tant que fidèle client de votre établissement, je vous félicite», lance Abdelkader Taieb Ezraïmi, PDG du groupe Sim.Toutefois, la vocation de la BEA en tant que banque algérienne à l'extérieur ne semble pas prise en considération ! Cet établissement financier n'est pas présent à l'étranger, alors qu'il devrait notamment accompagner les exportateurs algériens partout dans le monde. «Pour l'exportation, on vise le marché africain, notamment l'Afrique de l'Ouest. Malheureusement, votre banque n'est pas présente à l'international, du moins dans les pays africains. Cela nous pénalise énormément», déplore Abdelkader Aggoun, gérant de la SMTP, une société privée spécialisée dans la transformation du plastique. «La BEA a tracé plusieurs objectifs et elle est en train de les atteindre progressivement. L'internationalisation de notre banque figure parmi ces objectifs», réplique le PDG de la Banque extérieure d'Algérie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Benzerga
Source : www.elwatan.com