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DU HAWZI À BLIDA Hassiba Abdel Raouf a fait un tabac



Sans conteste, la participation de la chanteuse Hassiba Abdel Raouf aux Journées du hawzi à Blida fera date.
Le public qui s'est pâmé de joie pendant plus d'une heure lundi dernier n'oubliera pas de sitôt sa prestation musicale. Drapée d'un joli habit traditionnel aux couleurs chatoyantes, Hassiba Abdel Raouf monta sur scène accompagnée de son fils sous un tonnerre d'applaudissements. Ses fans, qui étaient nombreux, sont venus la voir en dépit des fortes pluies qui se sont abattues sur la ville des Roses. En artiste courtoise et pleine d'amabilité, elle saura leur rendre la pareille. Ainsi, un agréable programme leur sera offert. Pour faire plaisir tout d'abord aux mélomanes puritains, elle chantera d'emblée un insiraf zidaneintitulé Ya ghayet en maqsod (ô toi l'objet de mon désir) suivi d'une pièce d'anthologie ayant pour refrain Tlatha zahwa wa mraha (ces trois choses qui donnent la joie et le divertissement). Une série de chansons rythmées puisées du répertoire araboandalou dont le fameux khlass Ya nass djaretli gharayeb (ô gens il m'est arrivé des choses étranges) du poète soufi Abou Al-Hassan Chouchtari (1214-1269) clôturera la première partie de son concert. Avec son avenant sourire, elle invitera l'assistance à une deuxième envolée lyrique qu'elle entamera dans la pure tradition hawzi, avec une poésie qui a pour titre El qalb bat sali (le cœur s'est réjoui durant toute la soirée) du poète tlemcénien Mohamed Benmsayeb. Bercé par la féerique mélodie de cette chanson, le public suivra, dans un silence de chapelle, les paroles mélodieuses suavement roucoulées par Hassiba Abdel Raouf. Elle engagera ensuite une autre chanson plus alerte. Le public réagit et se mettra instinctivement debout, non pour saluer l'artiste, mais pour danser sous les salves rythmiques des percussionnistes. A peine cette chanson terminée et qui n'était autre qu'une reprise de Fadila Dziriya, Sal ‘ala ezzine (salue la beauté), Hassiba Abdel Raouf entreprend une autre romance de Dahmane El-Harrachi : Men sabni ma'akoum (ah ! si j'étais avec vous !). Du coup, la salle de conférences de la wilaya se transforma en dancing. L'effervescence mêlée à la joie confère à cette soirée un cachet particulier, celui de l'enjouement et de l'allégresse qu'a suscités l'invité des Journées du hawzi. Loin de laisser ce même public partir avec un goût d'inachevé, elle lui fera cadeau d'une autre série de chansons toutes aussi belles les une que les autres à l'image de Wahran el bahia et Ch'hilet la'ayani. Le temps d'une soirée, Hassiba Abdel Raouf a su, avec son génie créateur, rendre heureuses des centaines de personnes. Blida s'en remémorera immanquablement.
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