BLIDA - Les recommandations des concertations en cours sur le développement local seront introduites dans un "plan global de réformes" pour être appliquées à compter de 2012, a annoncé jeudi le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babès.
"Cela veut dire que vos recommandations constitueront une partie indivisible des réformes nationales. Vous êtes (les représentants de la société civile) les artisans du plan global de réforme qui sera mis en application à compter de 2012", a-t-il expliqué à l'ouverture d'une rencontre de concertation sur le développement local en présence des représentants de la société civile des wilayas de Blida et de Médéa.
Le président du CNES a demandé, par ailleurs, aux participants de se préparer aux assises régionales qui constituent la seconde étape des concertations nationales sur le développement local. Ces assises se dérouleront, à partir de la mi-novembre, sous forme d'ateliers regroupant les membres du conseil, les responsables de l'exécutif, les élus locaux et les représentants de la société civile de toutes les wilayas du pays.
Revenant sur les objectifs des concertations nationales sur le développement local, lancées le 5 septembre dernier, Babès a rappelé que le but recherché était notamment l'implication de l'ensemble des franges et des forces vives de la société dans l'élaboration de politiques publiques qui reflètent et répondent aux besoins réels du citoyen.
"Cette seconde étape des concertations revêt une grande importance car elle permettra de définir et de valider la plateforme des recommandations qui sera présentée aux assises nationales prévues en décembre prochain", a-t-il souligné.
Selon lui, les pouvoirs publics aspirent à travers ces concertations nationales également à préparer l'Algérie à l'ère de l'après-pétrole qui doit se faire par l'édification d'une économie nationale diversifiée et productive. "Certains se demandent pourquoi lancer et en ce moment des concertations nationales.
Je leur réponds qu'elles se situent au c'ur des efforts consentis par l'Algérie depuis le début des années 2000 pour mettre en place la bonne gouvernance et redynamiser ses systèmes de gestion", a-t-il expliqué.
Selon Babès, "les racines de cet exercice remontent au début des années 2000 quand l'Algérie s'était engagée au côté des pays africains fondateurs du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), à se lancer dans la mise en place de mécanismes qui la conduiront, à terme, vers de nouveaux systèmes de gouvernance conformes aux standards internationaux".
Ces concertations se situent donc au c'ur des démarches inscrites dans le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP) pour améliorer la gouvernance dans les pays du continent africain et améliorer les conditions de vie de ses populations, a-t-il ajouté.
"Nous n'attendrons pas jusqu'à ce que l'Union européenne ou autre partie étrangère viennent nous demander de revoir nos systèmes de gestion. Nous sommes en train de le faire nous-mêmes en tant que pays africain souverain".
Babès a rappelé, dans ce contexte, que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait décidé lors du Conseil des ministres du 2 mai dernier le lancement, avant la fin de l'année, de concertations nationales sur le développement local et les attentes des citoyens dans ce domaine.
"Le président a même été plus loin en décidant lors Conseil des ministres du 28 août dernier d'intégrer la plateforme des recommandations collectées dans le programme national des réformes. Nous savons donc dès maintenant quel est le parcours des recommandations", a-t-il ajouté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz