Blida - A la une

Des Verts en deux teintes'



Au-delà de l'enthousiasme que suscite chaque victoire des camarades de Feghouli au stade Tchaker, celle de mardi soir face à une relativement modeste équipe du Bénin a de quoi laisser quelques inquiétudes dans la tête d'Halilodzic surtout lorsqu'on a vu sa première réaction à chaud juste après le coup de sifflet final de l'arbitre mauricien : «On a gagné et puis c'est tout !»
Une phrase lourde de sens surtout par rapport à l'expression rageuse du coach des Verts qui courait après une sorte de réhabilitation vis-à-vis du public après le fiasco de la CAN.
La victoire, même laborieuse, c'est ce qui intéressait le plus Vahid, assurément perturbé après le succès des Maliens au Rwanda.
Mais en même temps, il n'était pas pour autant complètement rassuré après la production en deux teintes de ses poulains qui ont véritablement montré deux visages, dont le plus alarmant est sans doute celui de la période de doute qui a suivi l'égalisation du Bénin et cette fébrilité défensive épisodique qui a caractérisé les Verts sur des velléités offensives relativement timides des joueurs de Manuel Amoros.
Et à ce propos, il serait peut-être temps de tirer la sonnette d'alarme sur le choix, contre vent et marées, très controversé de Rais M'bolhi en tant que gardien de but titulaire et inamovible.
Le résultat, tout le monde l'a vu mardi avec ce but pratiquement gag encaissé sur coup franc, mais aussi tous les dégagements ratés du portier algérien qui ont amené pour la première fois Halilodzic à se poser des questions' en conférence de presse mais sans pour autant décamper de sa position en déclarant :«J'assume mon choix !»
On n'en attendait pas moins de cet obstiné patron des Verts qui n'est assurément pas prêt à se désavouer. Cela dit, les plus objectifs vous diront assurément qu'en ce mardi soir à Tchaker nous avons vu une équipe d'Algérie à deux visages : celle flamboyante des Taider, Ghoulam, Brahimi et Feghouli' et celle laborieuse des M'Bolhi, Guedioura et Medjani.
Une nuance illustrant parfaitement cette absence de constance et de régularité dans le jeu qui a souvent irrité Halilodzic durant le match.
Plus dure sera la suite'
Cependant, il lui faudra bien, bon gré mal gré, réfléchir objectivement sur les moindres aspects de la production collective de son équipe et individuelle de ses joueurs, mais aussi revoir certaines formes de sa copie en situation problématique comme c'est le cas lorsque ses joueurs se retrouvent dos au mur.
Car les prochaines échéances seront toutes d'un degré de difficulté largement supérieur à celui de ce mardi soir à Tchaker.
En commençant par le prochain match de Cotonou face à un tout autre Bénin galvanisé d'abord par son terrain et son public, mais également renforcé par le retour de ses blessés Sessegnon, Adenon et Angan qui ont grandement manqué à Manuel Amoros dans ce match de Blida.
Ensuite, il y aura évidemment le Rwanda, un adversaire certes démobilisé mais en tenant compte du fait que l'Algérie n'a jamais réussi à le battre les deux fois où les deux équipes se sont rencontrées à Kigali.
Et puis Vahid Halilodzic doit sûrement déjà penser au dernier match qui opposera à Blida l'Algérie au Mali dans ce qui pourrait être la véritable finale du groupe H, à condition bien sûr que le Verts ne commettent pas la moindre bavure lors de leurs deux déplacements du mois de juin.
Autrement dit, la partie s'annonce rude pour Vahid dans cette dernière ligne droite qui démontrera toute la capacité des Verts à briguer une place pour le Brésil en 2014 car il restera ensuite cette fatidique épreuve du match de la mort à élimination directe face à des adversaires autrement plus huppés que ce Bénin de Manuel Amoros.
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