Blida - Revue de Presse

Concessions : Les hommes d'affaires s'interrogent sur les prérogatives des walis



En cinq mois d'activité, l'Agence nationale d'intermédiation et de régulation foncière (ANIREF) a recensé 2.500 assiettes foncières libres à travers le pays (actifs d'entreprises dissoutes). De grands espaces inexploités, alors que les investisseurs parlent d'indisponibilité du foncier. La directrice générale de l'ANIREF, Mme Makraoui, a précisé hier, devant les participants à une rencontre-débat sur les misions de l'agence, organisée à l'hôtel Hilton par le Forum des chefs d'entreprises ( FCE), que sur 2.500 assiettes foncières, 240 sont actuellement proposés. Elle explique que son agence a évité de proposer aux investisseurs, déjà fatigués par les tracasseries des procédures d'acquisition des assiettes foncières, des actifs objets de contentieux. «Ce sont là des actifs sains que nous avons recensés», a-t-elle tenu à préciser. Pour convaincre, la directrice de l'ANIREF insiste pour dire que « nous avons déjà recensé 10 actifs dans la wilaya de Blida, qui attendent des acquéreurs». Elle ajoute que l'acquisition d'un actif peut se faire aux enchères publiques ou de gré à gré en fonction de la localisation géographique. Les wilayas concernées par les enchères publiques sont notamment Alger, Annaba, Constantine et Oran. Ce procédé de cession a été fortement critiqué par les professionnels. Pour le président du FCE, Réda Hamiani, la vente aux enchères profite à celui qui paie le plus. Et de s'interroger sur le sort réservé aux petits industriels qui ne dorment pas sur des fortunes. Un investisseur enchaîne pour dire que la pénurie du foncier encourage la spéculation et entraîne à travers ce mode de vente la hausse des prix. Le président du FCE et les autres opérateurs plaident pour une vente aux enchères restreinte (une vente réservée uniquement aux industriels porteurs de projets), et ce pour éviter la spéculation sur les prix. Ils plaident aussi pour des prix fixes ou pour un mercuriale de prix du foncier claire et précise pour une meilleur transparence. Enfin, si les investisseurs se sont réjouis de la création de cette agence, ils n'ont pas cependant caché leurs craintes en ce qui concerne certains points. Concernant le fait que le dernier mot pour l'octroi d'une concession de terrain ou d'un actif revient au wali, un investisseur s'est interrogé: « Si on concentre tous les pouvoirs entre les mains des walis, est-ce qu'il n'y a pas de risque ?» Et d'expliquer: «Est-ce qu'on ne risque pas de se retrouver face à des décisions subjectives ?» La directrice de l'ANIREF a tenté durant toute la matinée de rassurer les investisseurs en affirmant que pour un début, l'agence a commencé par gérer les actifs des entreprises publiques dissoutes, pour ensuite élargir son portefeuille. Elle précise que la pénurie n'existe pas en fait, car il y a des assiettes foncières à l'intérieur du pays qui sont cédées à des prix compétitifs. «La pénurie est dans l'absence de communication, on va essayer d'y remédier à travers le recensement des assiettes foncières et l'information». Elle explique que l'agence publiera sur son site web www.aniref.dz une banque de données au profit des investisseurs. «Vous trouvez toutes les informations, le type de terrain, sa superficie, sa situation géographique et administrative, son prix et le reste» a-t-elle conclu.
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