
Dans de nombreuses communes, le nombre de la population est en croissance en raison des nombreuses cités qui sont maintenant habitées par des milliers de familles issues des opérations de relogement ou autre programme de logement.Au nouveau site de Khraïcia, non loin de Birtouta, les nombreuses cités construites récemment et connues sous le nom de «cités vertes» accueillent un nombre important d'habitants. Ainsi, avec ce boom de la population, les vendeurs de fruits et légumes ont fort à faire «car il y a de l'argent à se faire», affirme un vendeur de légumes. En effet, la route qui conduit à ces nouveaux sites et qui borde l'autoroute qui mène jusqu'à Blida, est maintenant prise d'assaut par les vendeurs et leurs camionnettes, et ces derniers ne s'arrêtent pas là.De visu, certains de ces vendeurs se sont même construit des abris de fortune avec du bois, du plastique, et même des bâches en nylon transparent. Ce qui n'était il y a quelques mois qu'une petite vente, s'est vite transformé il y a quelques semaines pour devenir un véritable marché à ciel ouvert. Les nombreux automobilistes en provenance de Baba Ali ou de Birtouta sont dans l'obligation de ralentir à cause des nombreux véhicules qui stationnent de chaque côté de cette étroite route.Un conducteur qui habite dans les environs de Khraïcia affirme que si ça continue comme ça, le décor changera radicalement. «Pendant trois semaines par an, nous sommes envahis par les moutons de l'Aïd El Kebir, et maintenant ce sont les vendeurs de fruits et légumes qui viennent envahir la route», dénonce-t-il.Notre interlocuteur rapporte également que les ordures laissées par ces vendeurs s'entassent au fur et à mesure que les jours passent. «C'est vraiment inadmissible qu'ils laissent leurs déchets comme ça sur la route. Même s'il y a des détritus biodégradables, le reste représente une véritable gêne à cause des mauvaises odeurs et enlaidissent le décor», dit-il. Après avoir pris connaissance des lieux, il s'avère que la petite bourgade qui s'agrandit manque cruellement de moyens.Si les mosquées fleurissent à Khraïcia et Hawch El Gazouz, le manque de commodités est palpable. Un marché couvert bien placé avec des étals ferait le bonheur des habitants des cités. «Il nous faudrait aussi une salle de soins, où les habitants se feraient soigner rapidement en attendant d'être transférés à l'hôpital», suggère un père de famille.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Larbi
Source : www.elwatan.com