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Cité Les ruines de Mouzaïa : Un terrain de jeu squatté Blida : les autres articles



Cité Les ruines de Mouzaïa : Un terrain de jeu squatté                                    Blida : les autres articles
Des dizaines de constructions illicites sont érigées anarchiquement sur des parcelles de terrain sans qu'aucune autorité trouve à redire.
Avec ses 7000 habitants, ses deux mosquées, son école primaire, son centre de santé, ainsi que l'annexe de l'APC, la cité Kaddour Benaïchouba, plus connue sous l'appellation cité Les Ruines, est considérée comme le plus grand et le plus important quartier de la daïra de Mouzaïa. Située au sud-est et distante du centre-ville d'un kilomètre environ, le vieux quartier subit, depuis plusieurs années, une croissance urbaine anarchique, ne répondant à aucune norme de construction et de protection du tissu urbain.
Des dizaines de constructions illicites sont érigées anarchiquement sur des parcelles de terrain sans qu'aucune autorité trouve à redire.
Le phénomène a pris des proportions alarmantes depuis un peu moins d'une année, lorsque la seule aire de jeux, dont disposent les jeunes du quartier, a été squattée par des indus occupants. «Le comble est que ni les services de l'urbanisme de l'APC ni la daïra n'ont réagi», lance déprimé, un jeune du quartier. Et un autre de poursuivre : «Les auteurs de ces infractions n'ont même pas été verbalisés par les services concernés.»
Les autorités ferment les yeux sur les contrevenants, alors que les constructions anarchiques ne cessent de se multiplier sur et autour de l'aire de jeux. «Le plus dangereux est que ces maisons de fortune sont bâties au-dessus de la conduite principale du réseau de gaz de ville qui traverse le terrain», signale un habitant. Depuis l'année dernière, une trentaine de maisons construites illégalement ont envahi le terrain destiné à l'équipe de football locale.
«Le club a été dissout faute d'un terrain pouvant accueillir des rencontres de football», lance amèrement un ancien joueur. Pourtant, comme a tenu à le souligner notre interlocuteur, le projet de réaménagement du stade et la construction de vestiaires existe bel et bien au niveau des services concernés de l'APC.Des habitants du quartier Kaddour Benaïchouba désignent du doigt une autre administration, responsable, selon eux, de tous les maux urbanistiques que vit la cité, il s'agit de Sonelgaz.
«Les services de Sonelgaz ont encouragé, de manière indirecte, l'extension du bidonville en installant à des dizaines de foyers l'électricité, sans demander de permis de construire aux bénéficiaires et en violation des normes de construction», révèle un sexagénaire. Il est vrai, cependant, que depuis quelque temps, les services de Sonelgaz ont interrompu l'opération de raccordement en électricité, après intervention des services de l'APC à des nouveaux occupants d'une partie du terrain de football. «Oui, mais il y a déjà un précédent», rétorque un riverain. Ce n'est pas la première fois que des infractions à la construction sont enregistrées par les habitants du quartier qui assistent, impuissants, à l'installation anarchique de nouveaux habitants venus d'autres wilayas.
Pis encore, certaines personnes n'hésitent pas à construire des baraques de fortune aux alentours du stade pour les vendre à des familles venues d'ailleurs. Mais, les autorités feignent de ne pas voir les dépassements et ne prennent aucune décision pour dissuader les contrevenants à la loi. «Il y a quelques mois, le chef de daïra actuel et l'ancien P/APC démissionnaire se sont rendus sur les lieux pour constater l'anarchie et l'occupation illégale du terrain», déclare un habitant du quartier. Et d'ajouter : «Pour l'instant, rien n'a changé, les constructions continuent.» Récemment, un comité de quartier a vu le jour et une pétition circule pour dénoncer le silence des pouvoirs publics face à la confiscation de la seule aire de jeux qui prive les jeunes de la cité Kaddour Benaïchouba de pratiquer leur sport favori.
Une lettre de protestation a été adressée au wali de Blida pour qu'il intervienne personnellement pour remettre de l'ordre dans ce vieux quartier des Ruines et permettre aux jeunes de récupérer leur bien. Au niveau de l'APC de Mouzaïa, on nous a assuré que le problème a pris des proportions telles qu'il est devenu difficile de le résoudre dans l'immédiat. Toutefois, le président de l'APC, Kouider Mohamed Larbi, nous dira qu'une clôture en grillage sera installée autour du terrain pour éviter toute éventuelle extension des constructions anarchiques.
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