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Chabane Mohamed, chef de chantier, raconte...



Chabane Mohamed, chef de chantier, raconte...
Je ne savais surtout pas que je travaillais sur un projet qui allait être, par la suite, le symbole et la fierté de l'Algérie et surtout son porte-bonheur.Je n'imaginais pas que la structure pour la réalisation de laquelle j'ai contribué allait devenir aussi célèbre, voire mondialement reconnue. Je dirigeais plus de trois cents personnes entre enginistes et man?uvres, en 1986», se souvient Chabane Mohamed, chef de chantier du stade Mustapha Tchaker lors de sa réalisation.Au départ, raconte-t-il, il était prévu la réalisation de trois stades de même capacité dans la wilaya de Blida, mais le découpage de 1984 a changé la donne. Les premiers terrassements ont débuté en 1986, l'assiette réservée à ce projet contenait douze hectares, elle était située entre les deux cours d'eau (Oued Beni Azza et Yakour). Plusieurs arbres de grande taille ont été arrachés.Les études de ce projet ont connu plusieurs fois des changements, alors que le cours de l'oued Yakour a été dévié à travers une canalisation couverte vers le bas de l'oued Beni Azza.C'est l'entreprise wilayale Sepwib qui s'est occupée des études, alors que Sopâwib, une autre entreprise de la wilaya de Blida, a assuré les travaux de terrassement. L'Entreprise de construction de Blida (ECB, ex-DNC) s'est chargée du grand béton. «En octobre 1988, une foule venant de Ben Achour, quartier populaire de Blida, composée de jeunes, a voulu saccager le matériel en place. Heureusement que les travailleurs, conscients du danger, ont réagi immédiatement en s'armant de pelles et ont pu défendre leur territoire», ajoute-t-il.Notre interlocuteur nous a fait savoir que la pose de la première pierre pour la réalisation du stade a eu lieu en 1989, et c'est le président de la République de l'époque qui l'a posée. Et douze ans après, soit le 21 mars 2001, le président Abdelaziz Bouteflika l'a inauguré, en le baptisant du nom du chahid Mustapha Tchaker. «Je garde, à ce jour, le rideau qui couvrait l'endroit où a été posée de la première pierre comme témoin et souvenir de cette période», insiste Chabane Mohamed.Ce dernier a quitté l'Algérie en 1992 et vit en France depuis cette date. Il dit regretter parfois la mauvaise organisation des matchs dans ce stade pour ce qui est notamment de la billetterie. «En 2013, accompagné de mes fils, nous nous sommes déplacés au stade Tchaker pour assister au match de qualification Algérie-Burkina Faso. Mais on a eu la mauvaise surprise, une fois arrivés devant l'entrée de ce stade, de trouver les portes fermées et qu'on nous annonce que les tribunes et les gradins étaient complets, alors qu'on était munis de nos billets.Cela nous a vraiment touchés, d'autant qu'on est venus de loin. Heureusement qu'à la fin du match, l'Algérie a gagné et s'était qualifiée pour la Coupe du monde 2014. L'ambiance de fête qui a suivi la victoire nous a rendus heureux !», conclut-il.


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