
Elle est âgée de 8 ans. Elle s'appelle Aïcha mais nous dit que désormais, elle porte le prénom de «Saber Inal». «D'autres m'appellent la brulée. Mais je suis courageuse et patiente donc je surmonterai l'épreuve.» La fillette interpelle le ministre de la Santé pour lui demander : «Monsieur le ministre svp aidez-nous. Nous n'avons pas d'argent pour payer mon masque et ma tenue de brûlée. Je veux que mon médecin Kismoune me fasse opérer ici et je ne veux pas aller à l'étranger.» La mère de Saber Inal, nous raconte le début de son calvaire. «Ma fille avait à peine 2 mois. Elle dormait avec son père. Mon fils a pris un briquet. Il s'est mis sous le lit. Il a mis le feu sur la bordure de la couverture du bébé. Elle a été brûlée à 75 % au visage et à la main droite lui occasionnant la perte de 5 doigts. Elle a grandi avec un masque. Elle a été opérée 10 fois pour la fonctionnalité uniquement. La chirurgie réparatrice est une autre étape par laquelle doit passer la petite à l'âge de 15 ans. C'est le Pr Kismoune qui nous a épargnés de l'évacuer une seconde fois vers l'étranger. Elle commence à ouvrir sa bouche grâce à un conformateur pour manger alors qu'aucun médecin à l'étranger n'avait réussi à le faire. Ma fille a maintenant 2 doigts aussi grâce à son médecin». Aujourd'hui, Saber Inal est en 3e année primaire. La mère lance un appel au ministre de la Santé pour l'ouverture d'un centre d'accueil des brûlés qui doivent quitter le lit le jour de l'opération chirurgicale faute de place. «Nous devons rentrer, après chaque opération, à Blida. Beaucoup viennent des quatre coins du pays.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S L
Source : www.infosoir.com