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BLIDA: Temmar parle Economie



Abdelhamid Temmar, ministre de la Promotion de l'investissement, était dimanche l'hôte de l'université Saâd Dahlab de Blida où il a commencé par présenter son dernier livre intitulé : «La transition de l'économie émergeante» et qui traite de problèmes économiques, de l'historique économique des pays, de la mondialisation et de son impact sur les économies des pays en voie de développement ainsi que des correctifs à introduire par les Etats, pour éviter les crises majeures. En parlant de l'Algérie, M. Temmar a rappelé que la période 1980-1990 était une période charnière qui a vu la géopolitique mondiale redessinée alors que l'Algérie se cherchait encore entre un socialisme en net recul dans le monde et un système libéral qui faisait peur car il rappelait trop le monde colonial et son lot de misère, pour les plus faibles. Outre le changement économique, cette période avait vu l'émergence du système démocratique, un peu partout dans le monde, ainsi que la généralisation de la démocratisation et sa consolidation dans les états où elle était appliquée, bien qu'en 2005, il n'y avait que 88 démocraties véritables dans le monde sur les 195 pays. Et M. Temmar de déclarer : «l'Algérie est un véritable Etat démocratique car, quoi qu'on dise et quelles que soient les difficultés, les partis politiques peuvent dire ce qu'ils pensent du pouvoir, ils peuvent se présenter aux élections de manière tout à fait libre et la liberté de la presse n'est pas un vain mot». Passant à la relation entre la démocratie et le développement économique, M. Abdelhamid Temmar affirme qu'il n'y a aucune relation entre les deux puisque : «il y a bien des Etats socialistes qui ont réussi à se développer économiquement, de manière spectaculaire et des démocraties bien ancrées peuvent capoter dans leur approche économique». Pour ce qui est du cas algérien, M. Temmar déclare que : «nous voulons que les grandes entreprises internationales en Algérie, garantissent un transfert véritable de technologie et de savoir-faire et ceci peut se faire lors des discussions préliminaires, à toute implantation». M. Temmar dira que l'économie algérienne est «exogène» car elle dépend encore de l'étranger et elle ne sera «endogène» que lorsque nos entreprises produiront au moins 60 à 70% de ce que nous consommons, alors que c'est le contraire qui a lieu actuellement. Ainsi, M. Temmar préconise que l'Etat doit avoir une politique volontariste -je veux faire cela, je le fais et je mets les moyens adéquats pour cela- pour sortir l'Algérie du marasme économique dans lequel elle végète et c'est pour cela que l'Etat a voulu garder, sous sa coupe, certaines entreprises nationales héritées des années 70 et qui exercent dans des secteurs stratégiques. En outre, le même orateur défend l'économie de marché mais affirme que : «le marché doit être sous une surveillance ininterrompue de la part des institutions étatiques et rééquilibré par des politiques d'ajustement et/ou de régulation, mais nous n'avons pas un système de régulation généralisé, ni même une doctrine de régulation, sauf pour quelques rares secteurs».
Il refuse aussi l'appellation d'économie de bazar qu'on prête à l'Algérie car notre pays a : «une économie très structurée, trop même, et si vous parlez des valises que nos compatriotes ramènent de Turquie ou d'ailleurs, ce commerce ne représente qu'environ 2% du PIB». Pour ce qui est de l'investissement étranger, M. Temmar affirma qu'il y a un blocage au niveau des procédures qui sont trop lourdes et qui constituent une barrière aux investisseurs étrangers (ou nationaux) qui préfèrent voir ailleurs.
Concernant l'installation d'une usine Renault en Algérie, il déclare que les discussions continuent entre les deux parties pour trouver le meilleur cadre de partenariat.


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