Personne, ni le client, ni les patrons
n'ont pensé qu'un déjeuner à base de pizzas puisse tourner au drame et faire
perdre à une personne sa vie et à d'autres, leur liberté. C'est aussi la preuve
que les gens doivent toujours essayer de s'entendre au lieu d'en venir aux
mains pour des motifs très futiles. Cette malheureuse affaire a eu lieu au mois
de mars de l'année 2006 quand M.B. pénétra dans une pizzeria à Aïn Benian pour
prendre son déjeuner. Après l'avoir terminé, il paya et ressortit comme tous
les clients. Mais, quelques instants plus tard, il revint et demanda au garçon
de lui rendre le téléphone portable qu'il aurait oublié sur la table. Mais le
garçon affirma qu'il n'avait rien vu. Sur ce, M.B. se mit à crier et à insulter
tous ceux qui étaient dans la pizzeria, les traitant de voleurs et de menteurs.
Les deux patrons de la pizzeria sortirent de derrière le comptoir et lui
demandèrent de s'en aller sans faire de scandale dans leur commerce, M.B.
partit alors et tout le monde crut l'incident clos. Mais le soir venu, le frère
de M.B., le défunt B.E. B. entra dans la pizzeria en compagnie de deux amis
pour, disaient-ils, prendre quelques pizzas. Pourtant, ils commencèrent très
vite à s'en prendre aux patrons de la pizzeria et à leurs clients, ressortant
l'histoire du téléphone sur le tapis. Le frère demanda à parler au patron de la
pizzeria qu'il menaça d'un couteau dès que celui-ci vint vers lui. Il essaya
même de le frapper mais n'y réussit pas. L'autre patron de la pizzeria, frappa
alors B.E. B. à la cuisse avec un couteau et ce fut alors une bagarre générale,
des couteaux, des poignards et même un grand rouleau à pâtisserie. Ne faisant
pas le poids face au nombre, les attaquants s'enfuirent poursuivis par les
patrons de la pizzeria. B.E.B fut roué de coup et fut atteint très profondément
à la cuisse avec un couteau de boucher qui lui sectionna l'artère fémorale,
ainsi qu'à divers endroits du corps. Selon le rapport du médecin légiste, la
victime a reçu 28 coups de couteau. Perdant très rapidement son sang, il mourut
quelques instants plus tard. Au cours de l'audience, la défense des accusés
avança la thèse de la provocation mais elle fut détruite par le représentant du
ministère public qui rappela que les accusés avaient poursuivi leur victime sur
une longue distance. Le nombre de coups reçus plaida aussi en défaveur des
accusés. Après délibération, les deux accusés furent condamnés à 7 années de
prison ferme chacun.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : T Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com