Même si la wilaya de Blida n'a pasl'exclusivité de ce genre de comportement, la quasi-totalité des communes lacomposant en souffre. Il s'agit de l'occupation des trottoirs par lescommerçants, les joueurs de cartes ainsi que par les propriétaires de voituresen mal de stationnement. Des dizaines d'articles ont été écrits par la presse,attirant l'attention des responsables ou rappelant au simple citoyen les règlesde bienséance, mais il semble que personne ne veut prendre l'initiative derenouer avec ces dernières. En effet, et surtout dans les petites villes,chaque cafetier, épicier, commerçant en souliers, en vêtements ou en fruits etlégumes, estime que la portion du trottoir en face et aux abords immédiats deson local en font partie intégrante, contre tout bon sens. En effet, leschaises et les tables sont disposés sur une terrasse, les fruits et lesproduits d'épicerie ou les habits qui sont aussi accrochés au-dessus des têtes,obligeant le passant à se baisser (ou à courber l'échine) pour pouvoir passer.Ceci sans parler des bidons, échelles, cageots ou chaises déposés sur le bordde la chaussée, juste en face du commerce pour empêcher les voitures d'ystationner car, disent-ils, «la voiture garée juste en face de chez moi empêchele client de me voir». Devant cet état de fait, aucune autorité ne bouge lepetit doigt pour y remédier, laissant les piétons marcher sur la chaussée avectous les dangers qui le guettent. En plus des commerces divers qui obstruentles trottoirs au détriment de ceux pour lesquels ils ont été faits, beaucoup depropriétaires de véhicules de tourisme ou utilitaires, ne trouvent pas mieuxque de garer leur voiture directement sur le trottoir ou barrant la routedevant les piétons, renversant d'une traite ce que tout le monde sait : lachaussée pour les voitures et les trottoirs pour les piétons. Nous avonsd'ailleurs assisté à plusieurs chutes de personnes gênées par ces marchandiseset qui ne savent comment faire pour continuer leur chemin. Enfin, et comme pourparfaire leur déni de tout droit aux autres, les commerçants sortent leurstuyaux et arrosent devant chez «eux», sans faire attention à ceux qui ont osépasser devant leur territoire. Et ceci, sans parler de la musiqueassourdissante qui lâche des centaines de décibels à plusieurs dizaines demètres à la ronde. Jusqu'à quand l'impunité demeurera-t-elle mode de vie dansnos cités ? Et quand donc chacun saura-t-il s'arrêter là où commencent lesdroits des autres ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : T Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com