Blida

Blida Les oeufs s'envolent et les M'hadjeb à gogo !



Les citoyens n'en peuvent plus de se retrouver face à des augmentations des prix des produits, qu'ils soient de première nécessité ou non. La dernière, d'ailleurs récurrente, est celle des oeufs dont les prix sont passés de 5 et 6 DA à 8 et 9 DA, parfois plus et ceci en l'espace de quelques jours seulement. Les revendeurs expliquent cette augmentation par la baisse de la production qui est elle-même une conséquence des prix trop élevés de la nourriture et des produits phytosanitaires nécessaires à un bon élevage de poulet. Mais avec l'arrivée de la chaleur et les risques de pourrissements rapides des oeufs, leur prix pourrait, selon certains commerçants, se stabiliser autour de 7 DA dans quelques jours. D'un autre côté, les M'hadjeb à gogo. Décidément, à chaque fois que quelqu'un a une idée pour fabriquer ou vendre un produit, et dès qu'un semblant de réussite apparaît, nous voyons surgir comme par enchantement d'autres commerces du même genre, juste à côté, puis à travers toute la ville. Bien sûr, nous avons vécu cela avec les pizzerias, les cafés, les marchands d'ustensiles de cuisines, les magasins d'habillement féminin puis pour hommes. Mais, depuis quelque temps, nous voyons des magasins qui s'annoncent par l'odeur à des dizaines de mètres à la ronde et qui proposent des M'hadjeb faits sur place par de jeunes hommes dont la dextérité fait beaucoup de ... jalouses. Ces jeunes, qui se mettent à trois ou quatre, louent un local de préférence dans un marché ou dans une rue passante, ramènent deux ou trois fourneaux, mettent dessus des plaques noires et le tour est joué. Il s'agit seulement de s'exercer quelques jours pour étaler la pâte très finement, y mettre un soupçon de sauce tomate, replier les bords pour en faire un carré et le mettre sur la plaque qui peut contenir jusqu'à six ou huit autres, son ami s'occupe de la cuisson en retournant les carrés et le troisième associé sert les clients et encaisse l'argent. D'ailleurs, il faut faire la chaîne, à longueur de journée, pour se faire servir. Le prix des M'hadjeb est fixé partout à 20 DA l'unité, ce qui laisse une marge bénéficiaire rondelette. Le plus étonnant, c'est que la plupart des clients sont... des femmes qui sourient entre elles, l'air de se dire : «normalement j'aurais dû faire ces M'hadjeb à la maison, et je crois qe ces jeunes se demandent pourquoi je viens acheter chez eux». Mais il ne faut pas oublier un côté très important dans tout cela : il s'agit de l'hygiène qui fait souvent défaut, à commencer par la pâte qui est préparée on ne sait où, puis elle est ramenée au magasin dans des bassines, découpée en petits tas et mise en attente dans des plats. Nous avons pu remarquer les ongles très longs de certains «artisans» qui utilisent leurs mains nus pour étaler la pâte. Sans compter l'huile douteuse, la plaque chauffante crasseuse et aussi la sauce tomate. Pourvu que l'on ne voit rien, affirment beaucoup de clients, jusqu'au jour où une calamité vienne rappeler à tous qu'ils sont obligés de se conformer à une hygiène stricte pour préserver la santé des citoyens, ceux-là mêmes qui les enrichissent.
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