La totalité des syndicats ont élevé leurs voix pour réclamer moins d'opacité dans le calcul des nouveaux salaires et surtout une plus grande célérité dans le traitement de cet épineux dossier. Ainsi, après les professeurs du moyen qui avaient réclamé une révision de leur classification en organisant des sit-in dans diverses wilayas du pays, c'est au tour des adjoints de l'Education de la wilaya de Blida qui, sous le chapeau du SNAPAP réclament, dans leur déclaration n°1, datée du 12 février courant, la révision de leur classification dans la nouvelle grille des salaires de la fonction publique qui les a fait passer de la catégorie 11 à la 7 puis à la 8 ne leur permettant même pas de postuler au poste de conseiller pédagogique, ce qui, d'après leur déclaration, les a grandement lésés. En outre, ils réclament leur reclassification à la catégorie 10 et la remise en application des lois antérieures. Enfin, ils se disent solidaires de leurs pairs des autres syndicats et participent à la grève à laquelle a appelé l'intersyndicale et qui durera trois jours: les 24, 25 et 26 février 2008. D'un autre côté, nous apprenons que l'UMPEF est très active, ces derniers jours, à travers tous les établissements scolaires de la wilaya puisque les responsables syndicaux sillonnent la wilaya, organisant des séances d'explication et de sensibilisation, faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour recruter le plus de fonctionnaires possibles. Ce syndicat, comme son prédécesseur, appelle à la grève de trois jours suscitée. Là aussi, les revendications tournent autour de la classification des postes de travail estimée inadaptée et contestent la suppression des différentes primes pour les intégrer au salaire de base, ne faisant, de ce fait «bénéficier aucun fonctionnaire d'une quelconque augmentation de salaire. Tout ce qu'ils vont faire, c'est changer le nom des primes qui devient salaire de base», ont-ils expliqué dans les écoles, CEM et lycées. Ce sont aussi les mêmes réclamations contenues dans la plate-forme du CLA ou du CNAPEST, lors des dernières grèves auxquelles ils ont appelé, il y a un peu plus d'une semaine, pour la deuxième fois. Les autres secteurs, comme la santé, ne dérogent pas à la règle et portent, à quelques différences près, toutes sur les nouvelles classifications qui, il ne faut pas l'oublier, n'ont pas encore été rendues publiques, ni appliquées.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com