Ils étaient une quarantaine entre
entrepreneurs et gérants de bureaux d'études à s'être rassemblés mardi devant
le siège de l'OPGI de Blida pour réclamer le départ de la directrice qu'ils
accusent de ‘hogra'. En effet, et d'après le communiqué de ces entrepreneurs,
la directrice de l'OPGI aurait fermé toutes les portes du dialogue devant eux
et, chose plus grave selon eux, de grands retards dans les paiements des situations
sont constatés, ce qui se traduirait par un ralentissement dans le rythme du
travail. Toujours selon le communiqué qui a été remis à la presse, ces
entrepreneurs et ces gérants de bureaux d'études affirment que la directrice de
l'OPGI choisissait les bureaux d'études selon leur ancienneté, délaissant les
nouveaux et fermant tout dialogue avec eux, ignorant même certaines règles
recommandant l'organisation de concours pour déterminer les meilleures
entreprises. D'autres points sont cités comme les travaux supplémentaires qui
sont ordonnés sans être régularisés ou encore le refus de signer les PV de
réception aussitôt les travaux terminés, ce qui les oblige à payer des gardiens
de leurs poches. En outre, ils affirment que la directrice ne reçoit que 10 personnes
deux jours par semaine et encore, si elle ne s'excuse pas à la dernière minute.
Enfin, ces mêmes personnes déclarent qu'elles ont saisi le wali par écrit afin
que les problèmes qu'ils rencontrent auprès de la direction de l'OPGI soient
réglés. De son côté, la directrice de l'OPGI affirme «n'agir que selon les lois
et règlements en vigueur, sans léser personne». Et c'est cette application
stricte de la loi en la matière qui aurait, selon la directrice, énervé
certains ‘entrepreneurs' qui profitaient de ‘facilités' pour faire main basse
sur la majorité des projets au détriment d'entrepreneurs intègres. D'autre
part, «un contrôle rigoureux des dossiers de certaines entreprises et bureaux
d'études a démontré qu'il y en a qui n'avaient pas les qualifications
nécessaires pour l'obtention de marchés de constructions de logements ou
d'autres établissements dont l'un n'est qu'artisan mais qui a bénéficié de
marchés très importants contrairement au décret 02/250». D'ailleurs elle
affirme que «cet artisan aurait livré des portes en aggloméré à la place du
bois rouge comme stipulé dans les clauses du contrat». Enfin, la même
responsable rappelle que de nombreux projets accusent des retards considérables
dans leur réalisation, ce qui a rendu obligatoire une réévaluation, qui
n'aurait pas dû avoir lieu. Concernant le retard dans les paiements des
situations, la directrice affirme que «tous les entrepreneurs ont été
régularisés à l'exception de l'artisan qui n'a pas respecté les clauses du
marché».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com