L'université Saâd Dahlab de Blida a abrité
durant deux jours, les 24 et 25 février courant, une campagne de
sensibilisation contre les accidents de la route et d'explication des nouvelles
dispositions du code de la route.
Organisées par la direction du transport de la wilaya de Blida,
ces deux journées ont vu la participation de la protection civile, de la
police, de la gendarmerie et du centre national de lutte contre les accidents
de la circulation.
La
simulation d'un accident de la circulation suivi d'incendie a été la
manifestation la plus observée par les étudiants qui s'étaient massés autour du
lieu choisi et beaucoup prenaient des photos et des vidéos avec leurs
portables.
Les
opérations de sauvetage et d'extinction du feu ainsi que le matériel utilisé
ont été très commentés et les questions fusaient de partout.
A
l'intérieur de la grande salle de la bibliothèque centrale les différents
services de sécurité donnaient des explications sur le code de la route, sur la
manière de se comporter en piéton et en conducteur ont aussi été largement
suivies, de même que l'intervention du chargé de la communication de la
protection civile qui a parlé des accidents de la circulation et de la manière
dont ils arrivent, des gestes simples et vitaux qu'il ne faut jamais oublier;
ainsi, et en ce qui concerne le code de la route, les étudiants ont appris
qu'il n'a pas été remplacé mais que ce sont les sanctions qui ont été rendues
plus dures, dans le but de réduire le nombre d'accidents et surtout, de leur
gravité.
En
outre, l'organisation de ces journées de sensibilisation au sein de
l'université obéit à une volonté double, celle, d'une part, d'approcher une
frange importante de la société qui peut transmettre le message à un nombre
encore plus grand et, celle, d'autre part, d'inciter les étudiants et les
chercheurs à s'impliquer dans la recherche de solutions à ce véritable
phénomène qui frappe la société algérienne dans sa chair.
En
effet, et selon un responsable du centre national de lutte contre les accidents
de la circulation, l'Algérie manque d'éléments scientifiques fiables pour se
doter d'une batterie de lois à même de freiner cette ascension macabre sur nos
routes et c'est justement l'université qui peut les fournir grâce aux
chercheurs dans tous les domaines qu'on y trouve. Quant aux étudiants, ils
étaient nombreux à avoir été intéressés par l'exposition de photos très
expressives, où l'on voit des voitures réduites à l'état de ferraille, des
cadavres déchiquetés, démembrés ou étêtés.
Ces
photos, d'une violence extrême, ont été choisies à dessein pour frapper
l'imagination de ceux qui les voient, afin qu'ils prennent leurs précautions et
qu'ils évitent d'en être les victimes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com