On dit souvent que la deuxième quinzaine du mois d'août est plus clémente que la première. Mais il paraît que cette année, plus particulièrement les deux derniers jours de ce mois resteront gravés dans la mémoire des habitants de la région à cause de la chaleur torride qui a sévi et qui a fait assécher tous les gosiers.
Ce sont les vendeurs de boissons fraîches et de «Saïda barda» qui ont fait la bonne affaire. Ils ont vendu même de la limonade et de l'eau qu'ils n'ont pas eu le temps de bien rafraîchir. Mais malgré la canicule, le mercure a dépassé les 35° C à Blida. Le nombre de personnes des deux sexes dans les rues marchandes, dans les magasins, dans les marchés et dans les bus était vraiment effarant.
Au marché Guessab, c'est au coude à coude que les gens marchaient. Pour entrer et faire ses emplettes dans les magasins, il fallait se montrer très patient car les femmes, beaucoup plus nombreuses, marchaient lentement, les bras chargés de sacs en plastique où il y avait de tout, s'arrêtant devant chaque étal, marchandant, soupesant, choisissant la meilleure marque, pour finalement redéposer l'ustensile ou le produit et s'en aller ailleurs sous l'oeil furieux du vendeur.
Nous nous attendions à voir seulement les marchands de victuailles faire des affaires, mais il y avait aussi les vendeurs d'ustensiles de cuisine, ceux des arômes et autres épices: pratiquement, tous les commerces étaient submergés de clients. Sauf peut-être ceux qui vendent les cadeaux ou quelques magasins spécialisés qui sont restés vides.
Chez les vendeurs d'ustensiles de cuisine, les femmes renouvelaient leurs batteries d'assiettes de toutes les tailles, les soupières qui datent de l'année dernière, les casseroles, les verres et tout ce que les femmes utilisent durant le mois de Ramadhan. Puis elles passent chez le vendeur d'épices, demandent du cumin, de la cannelle, du piment rouge doux et l'incontournable «ras el-hanout». Elles mettent tout pêle-mêle dans des sachets en plastique, qu'elles s'empresseront de verser dans les pots dès leur arrivée à la maison.
Après les marchands d'ustensiles de cuisine, puis ceux des épices, les femmes de dirigent vers les superettes, les vendeurs de légumes, les bouchers. Puis elles retournent à la maison lourdement chargées, après avoir dépensé les économies de plusieurs mois et même celles qui n'ont pas été faites encore, car la plupart ont dû emprunter pour pouvoir tout acheter avant le premier jour de Ramadhan qu'il convient de recevoir dignement.
Le kelblouz (pour lequel on se déplace jusqu'à des quartiers réputés abriter les meilleurs pâtissiers) et la zalabia, qu'on ramène de préférence de Boufarik, sont très prisés.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com