Cinquante millions de dinars pour un centre de désintoxication à bâtir à Blida, un seul cas de sida à Blida (citoyen d?un pays d?Afrique), 39 nouveau-nés hors mariage depuis le 1er janvier de cette année, 960 toxicomanes passés durant l?année 2007 dans le centre de désintoxication : quelques chiffres livrés lors du forum sur la situation sanitaire de la wilaya de Blida tenu lundi dernier au siège de la wilaya. Il fut rappelé qu?en dehors de la clinique Hassiba Ben Bouali, toutes les infrastructures sanitaires sont vétustes, référence faite à Boufarik, El Affroun et Blida (Tirichine). Les praticiens de santé publique, autant que les citoyens, sont en droit d?exiger des prestations de qualité, « surtout lorsque les chaînes étrangères et internet permettent de s?informer sur les pratiques observées ailleurs », précisera un des intervenants. Le budget du CHU pour 2007 était de 2,64 milliards de dinars, dont un million de dinars seulement a été octroyé à la formation et à la recherche scientifique. Les dépenses salariales ont représenté 49% du total. Le directeur de la Cnas évoqua le nombre de 320 000 assurés pour la wilaya « sans compter les ayants droit et le projet de la carte Chifa qui touche pour l?instant deux centres payeurs totalisant plus de 50 000 assurés avec 12 000 cartes établies pour l?instant ». Quelques médecins vont être associés dès le début de la semaine prochaine, mais ce projet « grandiose pour le pays doit trouver l?adhésion de toutes les parties », précisera le professeur Arezki, président du conseil scientifique. « A l?heure où même un stylo s?achète ailleurs avec une carte, nous continuons à tout traiter avec les billets de banque », dira-t-il, révolté, lui qui rentrait d?une mission en Afrique du Sud. Un million d?habitants, dont 65% ont moins de 30 ans : chiffre donné par le directeur de la santé et auquel il faudra rajouter tous les citoyens venant des wilayas limitrophes et même plus loin puisque le directeur du Chu évoquera le cas de Tamanrasset pour des décisions « spéciales » relatives au transfert de malades mentaux errant dans les rues, Blida étant considérée comme un lieu pourvu en conditions de prise en charge. L?embellie financière permet cependant d?être quelque peu optimiste pour peu que la formation soit de qualité. Autre débat.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Mekfouldji
Source : www.elwatan.com