Blida - A la une

Blida, la mort !



- Dis ! Tu le vois comment, toi, l'avenir de la Dézédie '- Tiraillé ! Entre les gardes-à-vue et le garde-à-vous !
- '
Ainsi donc, aâm'houm Salah serait prêt à dialoguer, selon l'écho des vents et des salves en provenance de Tamanrasset. Que le généralissime m'excuse, au moment de son appel au dialogue, mes oreilles étaient obstruées par un autre écho, d'autres vents plus terribles en provenance de la Vallée. La vallée du M'Zab ! Dialoguer ' Enfin ! Mais avec qui ' Des gens responsables ' Les gens, nos gens responsables sont soit à Blida, soit à? Blida ! Ils croupissent dans une prison blidéenne. Et meurent dans un hôpital de Blida. Blida, la mort, généralissime ! Avec qui dialoguer alors ' Avec la mort en épidémie ! Car je suppose que la prochaine étape, ça sera de transférer le peuple du vendredi vers? Blida ! Grande nécropole de ces temps, par vous, décrétés « temps modernes, post-bouteflikiens ». Qu'est-ce qui a changé, au fond ' Bouteflika a fait mourir Tamalt en prison ! Les temps nouveaux, par vous annoncés, viennent d'ajouter une bière à la procession mortuaire et mortifère. Celle du docteur Fekhar ! Alors ' Que faire avec les vivants ' Non ! Pas ceux couchés sous les rangers. Plutôt ceux dont la langue rebelle au cuir et à la cire indispose le Palais d'insoumission tous les vendredis ! Rafles géantes ' Bus en cohortes interminables ' Vers? Blida ! Ou vers El-Harrach où Benhadid se meurt, lui aussi. Blida ! El-Harrach ! Les cortèges et les corbeaux piaillant au-dessus se multiplient, se croisent et s'enfourchent, et la Faucheuse se frotte les mains sur la lame de sa faux ! Encore ! Encore, crie la vieille garce ! C'est une solution. Assassiner le peuple ! Oui ! Couper les jambes et les têtes du vendredi. Les engloutir et les couler dans le bitume brûlant. D'autres s'y sont essayés, généralissime. Par trains entiers ! Sans succès. Avec des millions de morts, certes, mais aussi de naissances guerrières et impossibles à dompter. La mort ne fait plus peur, remarquez-le généralissime ! Mieux vaut le remarquer aujourd'hui, avant demain. Car demain tatoue les pas sous vos rangers de cette évidente prophétie : les peuples ne sont jamais assassinés ! C'est à peine s'ils meurent de rage renaissante ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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