Blida

Blida : L'ultimatum de Chérif Rahmani



Le ministre de l?Aménagement du territoire, de l?environnement et du tourisme, M. Chérif Rahmani, était dimanche l?hôte de la wilaya de Blida où il a visité l?usine El-Hayat, sise à Bouinan et appartenant à un privé. Entrée en production en 2006, l?usine emploie près de 600 ouvriers et produit des détergents liquides et en poudre, des savons divers, des couches-culottes ainsi que des services hygiéniques.

Avant son entrée en production, l?entreprise avait fait une étude sur l?impact produit sur l?environnement et reçut alors l?autorisation d?entamer les travaux. Mais, juste après l?entrée en production, des problèmes apparurent, comme la présence d?une mousse importante et de produits chimiques dangereux dans les oueds et les puits limitrophes.

Les riverains, fellahs et consommateurs de cette eau, avertirent les autorités de wilaya qui dépêchèrent une commission d?enquête laquelle est arrivée à la conclusion quil sagissait de produits toxiques, dangereux pour l?environnement, pour les eaux de surface et la nappe phréatique.

Un délai de 15 jours fut donné à l?entreprise pour remédier à cela, en traitant les eaux usées et de relier les conduites intérieures avec les conduites d?eaux usées de la municipalité.

Mais, après des analyses, il s?avéra que le danger persistait toujours et un deuxième délai fut donné à l?entreprise El-Hayat. Par la suite, un accord fut signé entre la société et la direction de l?Environnement, interdisant de déverser les eaux contaminées et de les emmagasiner en attendant de trouver une solution pour leur recyclage.

Devant l?insistance et l?intransigeance des autorités concernées, les responsables de l?usine se conformèrent pendant quelque temps aux obligations ayant trait à la préservation de l?environnement, surtout pour les eaux usées.

C?est donc en connaissance de cause que le ministre de l?Environnement s?est rendu, en compagnie du wali de Blida, sur place et a, lui aussi, constaté plusieurs manquements aux clauses de l?environnement contenues dans le cahier des charges. Après avoir visité les différentes parties de l?usine et constaté de visu les conditions de travail, le ministre s?est enquit des différentes actions entreprises par les responsables de l?entreprise pour la préservation de l?environnement, plus particulièrement de l?eau, qu?elle soit de surface ou souterraine. A l?évidence, le constat a été négatif puisque, dès le début, tous les présents apprirent que ni la mesure de rejet gazeux, ni la décontamination des eaux, ni l?installation de filtres adéquats, ni la désignation d?un délégué à l?environnement n?ont été opérés par les responsables.

M. Chérif Rahmani a alors adressé un ultimatum à l?entreprise sommant son directeur de remédier dans les meilleurs délais à ces manquements, quitte à arrêter la production jusqu?à la mise à niveau environnementale.

Ainsi, il lui a été demandé d?installer un système de surveillance et de mesure des émanations de gaz, de décontaminer les eaux usées et éviter de les rejeter dans les lits des oueds environnants et des caniveaux, de ne pas stocker de produits dangereux à l?extérieur et, enfin, de procéder à la désignation d?un délégué à l?environnement qui sera chargé de surveiller les nuisances de l?usine sur l?environnement.

«Faute de vous conformer à ces recommandations, nous nous verrons dans l?obligation de fermer l?usine» a été l?avertissement lancé par le ministre.


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