« Grâce à la Bourse de partenariat, nous pourrons proposer aux
éventuels investisseurs étrangers une liste complète des industriels et patrons
algériens avec qui ils pourraient créer leur entreprise en Algérie», c'est, en
substance, ce qui ressort des différentes interventions présentées lundi à la
salle de réunion de la wilaya de Blida par le DG de l'ANDI, ainsi que divers
cadres de cette institution et du ministère de tutelle, lors de la journée
d'étude sur le partenariat. Cette journée, à laquelle a assisté le wali de Blida
ainsi que le P/APW, le CEIMI et divers industriels et spécialistes de la
question, a porté essentiellement sur le lancement d'une Bourse de partenariat
par l'ANDI.
La
Bourse de partenariat comportera une liste non exhaustive des industriels,
porteurs de projets, hommes d'affaires, investisseurs algériens, avec tous les
renseignements les concernant pour un éventuel partenariat avec des
investisseurs étrangers ou même algériens. La décision de la mise en place de
cette Bourse ne remonte qu'au mois d'août passé, après l'introduction par la
loi de finances complémentaire 2009 de l'obligation qui, désormais, faite aux
étrangers d'investir en partenariat avec un Algérien qui détiendra 51 % de
l'entreprise. Nous nous rappelons la levée de boucliers que cette décision
avait suscitée durant l'été dernier, avant que les hommes d'affaires et les
investisseurs étrangers ne reviennent vers de meilleurs sentiments et qu'ils
cherchent à investir en Algérie. Mais, selon les responsables de l'ANDI et du
ministère de la Promotion de l'investissement : «nous nous sommes retrouvés
devant des difficultés assez importantes quand les hommes d'affaires étrangers
nous demandaient de leur présenter ceux qui pouvaient les intéresser pour un
partenariat, mais nous n'avions les noms et les coordonnées que de
quelques-uns». C'est donc afin de combler ce vide de l'information que la
Bourse de partenariat a été créée. Les entrepreneurs algériens auront à
renseigner une fiche complète sur la raison sociale qu'ils comptent donner à
leur projet, sur la part de marché qu'il détient ou peut détenir, sur la
production et le taux de vente ainsi que sur plusieurs autres points. D'un
autre côté, l'ANDI étudie les dossiers des investisseurs étrangers et n'accepte
que ceux qui apporteront un plus pour l'Algérie, dans un partenariat
«gagnant-gagnant» qui profite aux deux parties. En effet, lors de l'ouverture
du marché algérien durant les années 90, beaucoup d'investisseurs étrangers ont
profité pour déverser leurs rebuts de l'industrie de leurs pays, se contentant
de faire du commerce, sans apporter aucune technologie ni plus-value pour
l'Algérie.
D'ailleurs, on nous rapporte l'exemple de cet homme d'affaires qui
a investi 7 milliards de dollars mais n'a fait que transformer notre gaz au 1er
degré puis l'a exporté vers son pays (la Turquie) où il a continué le
processus, faisant travailler une multitude de PME et créant des postes
d'emploi. D'ailleurs notre pays s'est tracé une stratégie industrielle basée
sur des politiques de mise à niveau et de modernisation compétitive de nos
entreprises, d'innovation des TIC et d'investissement étranger, de
développement des ressources humaines et enfin, de promotion de
l'investissement national et étranger. Outre cela, des secteurs prioritaires
ont été définis et concernent le tourisme, la pétrochimie, la sidérurgie, les
matériaux de construction, les produits pharmaceutiques, la construction
mécanique, l'électronique et l'électricité, ceci pour éviter que les IDE
(investissements directs étrangers) ne deviennent générateurs d'endettement
extérieur de l'Algérie quand l'investissement ne génère pas de bénéfices.
Enfin, et afin de promouvoir les ressources humaines, il est envisagé la mise
en place de 5 grandes écoles de management, pour lequel nos entreprises accusent
un grand déficit.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : T Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com