L'année dernière, celle d'avant et même les trois ou quatre années précédentes ont été plus ou moins normales pour les Algériens, principalement les habitants de la wilaya de Blida, qui ont goûté, enfin, des étés sans coupures d'électricité, sans coupure d'eau, sans coupure d'internet, et même sans feux de forêts, ceci après des années de disette dont ils se souviennent amèrement. Tous ont cru que l'Algérie était devenue un pays normal où tout marchait à merveille, attendant des améliorations dans tous les domaines. En vérité, de nombreux programmes dans tous les domaines ont été réalisés et ont contribué grandement à l'amélioration de la vie des citoyens, au moins d'une manière générale.Mais, cette année, rien ne va plus malgré les promesses faites par les différents responsables à tous les niveaux. Les déboires de la population, du moins pour une partie, ont commencé avec les coupures longues et répétées de l'énergie électrique dès que les grandes chaleurs ont commencé, annonçant un été particulièrement chaud. Dans certaines régions, les coupures ont duré jusqu'à 24 heures sans qu'aucune explication ne soit donnée. Puis les feux de forêts ont fait leur apparition, rendant l'atmosphère irrespirable et détruisant de très grandes surfaces boisées, emportant même des arbres aux essences rares pour lesquels il faudrait des dizaines d'années pour arriver à les faire pousser et grandir. Pire que cela, il y a eu même la mort d'une enfant de 10 ans, brulée et décédée sur place alors que ses parents et ses frères ont été blessés. Puis il y a eu l'eau qui a commencé à faire des siennes et qui, après avoir été promise au quotidien, est passée d'un jour sur deux à un jour sur trois, avec réduction de la plage horaire et du débit chez les consommateurs qui n'arrivent même pas à remplir les jerricans qu'ils ont été obligés de ressortir des remises. Les projets d'amélioration urbaine, les nouvelles réalisations marchent au ralenti, sans aucune surveillance des travaux et, vacances aidant, les administrations tournent au ralenti. Au niveau de nombreux carrefours, des marchés, aux centres des villes et dans les quartiers de la plupart des villes, la présence de la police se fait très rare et personne ne viendra vous verbaliser pour avoir «brûlé» un feu rouge ou pour parler au téléphone.
Bien entendu, les délinquants ont repris du poil de la bête et les parkings sauvages sont redevenus ce qu'ils étaient avant les campagnes salvatrices entreprises par les services de sécurité il y a quelques mois, mieux encore, le prix à payer pour garer sa voiture durant quelques minutes passe de 50 à 100 dinars, à payer ou prendre le risque très présent de voir son véhicule à moitié détruit. Les citoyens se demandent donc si c'est la fatalité qui a voulu que cet été très chaud soit accompagné de tous ces déboires ou est-ce une manière de punir les Algériens qui ont voulu le hirak et qui maintiennent la pression pour changer de régime. La question reste donc posée !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com