Après plusieurs journées d'audiences et d'interrogations, le tribunal
d'El-Affroun vient de rendre sa sentence dans le procès où sont impliqués des
cadres de l'OAIC ainsi que le P-DG de SIM. Ce dernier est accusé de passation
de marchés publics non conformes à la réglementation en vigueur, et usage de
l'influence de cadres de l'entreprise pour se faire livrer des marchandises, en
contradiction avec les instructions gouvernementales et les décisions de la
tutelle. Pour les autres, les accusations vont de la dilapidation de deniers
publics, aux passations de marchés contraires à la réglementation en vigueur.
C'est une lettre faisant état d'un comportement préférentiel pour SIM qui a
fait démarrer l'enquête de la gendarmerie. Le groupe SIM bénéficiait de prix
inférieurs à ceux que payaient les autres minotiers. D'après les estimations,
le préjudice causé à l'OAIC par ces abattements de prix avoisinerait les 10
milliards de centimes de 2004 à 2007. Questionné sur cela, le DG de l'OAIC
affirma qu'il a agi conformément à la loi dans toutes les transactions faites
avec SIM. Quant aux abattements consentis, le DG déclare qu'ils ont été faits
dans le but de booster la vente du blé algérien qui était boudé par les
minotiers. Mais au cours de l'enquête, les gendarmes ont découvert que des
registres manquaient mais, surtout, que des quantités considérables de blé
tendre ou dur, importé ou local, disparaissaient sans que personne ne s'en
inquiète.
Au niveau de la gare de Blida,
les enquêteurs ont découvert que des quantités de blé, dont la valeur dépasse
les 4,5 milliards de centimes, ont pris une destination inconnue. En plus de
tout cela, d'autres quantités assez importantes de blé étaient l'objet de vol
au niveau des gares ferroviaires d'El-Harrach, de Gué de Constantine et de
Blida, mais les responsables n'avisaient les services de sécurité que deux à
trois jours, sinon plus, après le constat de vol.
Hier, le procès a pris fin avec
des sentences allant d'un an de prison avec sursis pour le PDG de SIM, 2 ans de
prison ferme pour le PDG de l'OAIC assortis à une amende de 100.000 DA, quatre
cadres ont été condamnés à 1 année de prison ferme. Les autres accusés ont été
soit condamnés à une amende soit acquittés. La défense des accusés compte
interjeter appel de ces condamnations.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com