« Nous ne sommes là que pour demander du travail, et cela de manière pacifique», nous ont confié d'emblée des jeunes qui avaient bloqué, depuis la matinée d'hier, les entrées de la cimenterie de Meftah. En effet, ils étaient quelques dizaines à s'être rendus à la cimenterie pour exiger des responsables qu'ils soient recrutés car, affirment-ils, «les recrutements se font sur notre dos, alors que nous qui habitons les environs et qui subissons tous les tracas liés à la cimenterie en sommes exclus». Ils déclarent en outre que la plupart d'entre eux ont déjà travaillé au sein de la cimenterie, mais cela n'a jamais dépassé les deux ou trois mois puis ils ont été remerciés. Afin d'expliquer la situation aux contestataires, les responsables de la cimenterie ont reçu quatre de leurs représentants avec lesquels ils se sont entendus qu'une opération spéciale sera engagée avec un sous-traitant qui recrutera ceux dont les noms sont portés sur la liste et qui étaient là à demander du travail. Pour M. Hammoudi, le directeur général adjoint, les choses ne se passent pas ainsi, car «nous ne recrutons jamais d'ouvriers car nous donnons tout le travail à des sous-traitants qui ont alors besoin de main-d''uvre pendant une période déterminée», a-t-il précisé. Il nous informa que l'usine était en arrêt technique pour une quinzaine de jours et les travaux qui sont donc entrepris ont été confiés à des sous-traitants qui recrutent le personnel dont ils ont besoin pendant la durée des travaux, «et c'est de là que l'amalgame est né», continua-t-il, les ouvriers croyant avoir été recrutés par la cimenterie puis remerciés au bout de deux ou trois mois. Pour désamorcer la crise engendrée par la fermeture des issues de l'usine, les responsables ont promis de dégager une enveloppe supplémentaire de plusieurs millions de dinars afin de programmer des actions avec un sous-traitant qui devra s'engager à recruter près de quarante des contestataires présents. Une fois cet accord conclu, les jeunes se sont retirés dans le calme mais en promettant de revenir plus nombreux si les promesses ne sont pas suivies d'effet.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com