Partout, dans les villes ou sur les autoroutes, l'heure qui précède la rupture du jeûne met à rude épreuve les nerfs des automobilistes. En effet, de longues chaînes de voitures se forment sur les routes, dans les quartiers et un peu partout, chacun voulant passer le premier, augmentant ainsi la débandade.
Certains véhicules montent même sur le trottoir pour dépasser ceux qui sont devant, d'autres empruntent des sens interdits, empêchant ceux qui arrivent en face d'avancer. D'autres encore usent de klaxons spéciaux ou de sirènes d'ambulance pour se frayer un chemin au milieu de centaines de voitures bloquées juste par quelqu'un qui a eu l'outrecuidance d'arrêter sa voiture au beau milieu de la route pour acheter de la zalabia et qui revient, le sourire en coin, sans même un mot d'excuse pour ceux qui sont derrière lui et qui le poursuivent d'imprécations qu'il n'entend même pas.
Les automobilistes de retour de leur travail regardent désespérément leur montre, voyant le moment du f'tour approcher alors qu'ils sont toujours là, bloqués à plusieurs kilomètres de chez eux, avec des envies de laisser leurs voitures sur place et de les récupérer après la rupture du jeûne. Puis, comme par miracle, juste une quinzaine de minutes avant l'heure fatidique, les rues se vident comme par enchantement, et les gens rentrent chez eux.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com