Blida - Revue de Presse

BLIDA



Les retraités de la faim Dociles, attentifs, démarche lente et souvent appuyée sur une nouvelle compagne, la canne, et un regard traduisant l?attente, la considération, le respect et tant d?autres mots qui semblent, désormais incompatibles avec les exigences des temps modernes, traduire plutôt dans notre pays par les temps de l?anarchie en ville et la léthargie à la campagne. La wilaya de Blida compte plus de 17 000 retraités actifs sur un total de 60 000 affiliés à la FNTR. Leur importante adhésion a permis une forte participation au 4e congrès de la fédération et l?élection ainsi au secrétariat exécutif de 3 membres dont un permanent. Ces membres assurent de l?existence d?une parfaite coordination avec la Caisse nationale des retraités et une disponibilité des employés de l?agence de Blida. Au niveau de la wilaya, plus de 900 retraités nécessiteux avaient perçu des aides en 2004, et des promesses existent pour l?exercice 2005. Il est précisé que nombre de ces personnes perçoivent des pensions atteignant le tragique et seul montant de 1000 DA par mois. Les occasions comme le Ramadhan, l?Aïd, les fêtes nationales et religieuses sont attendues impatiemment par cette tranche de la population dans l?espoir de voir se manifester l?élan de soutien de celles et ceux qui sont à l?abri des besoins minimaux. 3000 personnes, statistiques de la CNR Agence de Blida, perçoivent une pension allant de 1000 à 4000 DA. Besoins de santé, maladies chroniques, enfants à charge dans beaucoup de cas la coupe est pleine. Un des responsables locaux, M. Sahraoui, dira que « notre système de retraite est basé sur la répartition et parmi les résolutions adoptées à l?issue du 4e congrès tenu les 29 et 30 juin dernier, figure en bonne place la revalorisation des pensions ». Des industriels, des entrepreneurs, les clubs et chambres regroupant nombre de ces entreprises apportent des aides dans l?anonymat et allègent quelque peu le poids d?une malvie au quotidien. Des retraités témoignent également de l?amélioration substantielle des conditions d?accueil réservées dans les bureaux de la CNAS et espèrent voir se concrétiser et se généraliser au plus vite le système du tiers payant. Des membres du bureau de daïra de la FNTR placent un grand espoir dans la relance économique, seule à même de voir les pensions améliorées. Autre volet non négligeable de la vie au quotidien de ces grands-pères, de ces hommes solitaires, de ces femmes dont les statistiques font cruellement défaut : l?organisation des activités pour leurs longues heures d?« expectative ». Il est rarement entendu dire qu?un groupe de retraités est parti en excursion aux différents hammams du pays, que des personnes retraitées sont parties en groupe aux Lieux Saints, que des lieux ou des espaces leur sont réservés pour s?initier à des activités en rapport avec leur âge. Même la communication ne se déroule pas selon les exigences des temps modernes, à travers des clubs, des affichages, des annonces écrites ; les médias lourds ne réservent pas de créneaux horaires pour le troisième âge, et les jeunes couples s?accommodent mal de parents « enquiquineurs ». Il est sans doute temps de réfléchir à des solutions pour occuper le - et la- retraité et lui éviter la sensation d?être de trop aujourd?hui.
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