Supports pédagogiques insuffisants Un constat triste au niveau des établissements scolaires et des familles : l?élève algérien manque du support pédagogique indispensable à son enseignement. Contacté, M. Azzoun, responsable de l?ONPS pour la wilaya de Blida, affirme que ses services redoublent d?efforts pour mettre à la disposition des élèves les manuels dont ils ont tant besoin. La réalité sur le terrain est tout autre avec le désarroi des parents, des enseignants et des élèves également, du moins celles et ceux qui ont une réelle envie d?étudier. Pour ce dernier point, une assemblée générale tenue ce jeudi dans un établissement du secondaire à Blida a permis de confirmer une réalité : « Certains élèves sont maintenus dans le circuit scolaire quasiment malgré eux du fait qu?ils ont droit au redoublement ou que leurs parents usent de passe-droits et se retrouvent déchargés d?une certaine responsabilité », affirmera un des rares présents, rares puisqu?il était remarqué l?absence de plus de 95% des parents, d?où le report de l?AG ordinaire. Des propositions ont été faites pour organiser une vente interne de manuels par les élèves qui ont accédé aux classes supérieures ainsi que par les anciens élèves et amortir de la sorte une pénurie qui laisse élèves et enseignants désarmés. Un autre volet a eu trait aux cours particuliers qui déstabilisent le comportement de l?apprenant en classe « publique » où il refuse de collaborer, perturbe les séances et arrive à une rivalité avec le maître. Changement de méthode(s), confiance aveugle dans les cours privés ou simple opposition adolescent / adulte ? Phénomène à élucider par toutes les parties en conflit, surtout pour les classes d?examen. La recherche du dialogue a été abordée avec la multiplication des activités d?animation, notamment la publication de revues et la création de clubs d?échanges. Les chèques postaux et la Cnep ne répondent plus A ffligeant », « regrettable », « que pouvons-nous faire ? », « qu?on nous donne des explications », quelques-unes des expressions de citoyens titulaires de comptes courants postaux, figés et s?agglutinant depuis 10H jeudi dernier autour des guichets de la recette principale d?Algérie Poste à Blida. A 14H, le réseau ne fonctionnait toujours pas et certains avaient retiré leur carte d?identité de la longue file et s?en allaient la tête basse, comme s?ils étaient accusés de quelque méfait en ce mois de piété. Les rares employés présents expliquaient que c?était le contact réseau avec Alger qui était coupé. Au sous-sol, même son de cloche pour le guichet Cnep qui fonctionne depuis quelque peu sur réseau et il était impossible de retirer de l?argent ni même, chose rare en ce Ramadhan, d?effectuer des versements. « Les retombées négatives de ces pannes à répétition détériorent la notion de service public, même les commerçants enregistrent un manque à gagner », affirmait devant la sortie un ancien directeur de collège ; deux femmes demandaient à rencontrer le responsable afin de se plaindre, jurant qu?elles n?avaien t pas un dinar dans leur porte-monnaie. Il est vrai que les magasins ne possèdent pas encore cette culture du règlement par chèque et il faudrait tôt ou tard y arriver.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Mekfouldji
Source : www.elwatan.com