A l'instar de tout le territoire national,
Blida n'a pas manqué d'organiser plusieurs manifestations populaires pour le
soutien au peuple palestinien, victime de la barbarie sioniste à Ghaza. Déjà
durant la journée du jeudi, plusieurs associations caritatives, médicales,
ainsi que des partis politiques ont investi la rue et les divers lieux de
rassemblement, pour manifester clairement leur soutien indéfectible à ceux que
les avions, les bombes et les chars israéliens tuent sans distinction, enfants,
femmes, hommes, jeunes et vieux.
Des associations ont placardé diverses
photos de la tragédie, des enfants en sang, des Palestiniens morts déposés l'un
à côté de l'autre, des bâtiments en ruine et surtout, ce qui a attiré les passants,
c'est une photo où l'on voyait une petite fille la tête en sang et pleurant, le
regard triste tourné vers l'infini. Les gens s'arrêtaient, regardaient les
photos, hochaient la tête d'un air triste et condescendant puis poursuivaient
leur chemin, le dos soudain voûté, certains les yeux embués, les femmes étaient
les plus volubiles et commentaient avec colère les scènes qu'elles voyaient sur
les photos. Ailleurs, à la salle Mohamed Touri ou dans une autre salle, les
partis politiques ont rassemblé les citoyens et plusieurs orateurs se sont
succédé pour haranguer les foules et demander aux dirigeants arabes de faire
quelque chose pour sauver ceux qui ont jusque-là été épargnés par la folie
sanguinaire des Israéliens. Dans les cafés maures, les propriétaires ont allumé
leurs télévisions et se sont branchés sur Al Djazeera, El Arabya ou une autre
chaîne satellitaire qui parlait de Ghaza et qui montrait le drame palestinien
en direct, avec les envoyés spéciaux portant des casques de protection, les
sirènes des ambulances qui paraissent dérisoires face aux avions dont les
habitants n'entendent que le bruit assourdissant des bombes meurtrières. Les
clients, oubliant leurs cafés et leurs thés, avaient les yeux rivés à l'écran,
ressentant presque cette peur incontrôlable face à la mort. De temps en temps,
des voix s'élèvent pour insulter les sionistes qui se cachent derrière une
armada américaine en utilisant des armes chimiques interdites par toutes les
conventions internationales. Les dirigeants arabes n'en réchappaient pas et
certains affirment que tel ou tel président ou roi arabe est un juif comme les
autres et qu'il a peur de perdre son trône. Dans les marchés, dans la rue, au
bureau ou à la maison, à la mosquée ou dans les établissements scolaires, Ghaza
est dans toutes les bouches. Les jeunes, plus impulsifs se disent prêts à se
rendre en Palestine pour se battre aux côtés de leurs frères, même à mains
nues. Mais il reste que la situation à Ghaza devient de plus en plus difficile,
il y a tous les jours plus de morts et Israël continue d'utiliser les armes
chimiques sans que la communauté internationale intervienne de manière
efficace. Pourra-t-on sauver Ghaza ou bien les sionistes ne s'arrêteront qu'une
fois tous les habitants morts ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Tahar Mansour
Source : www.lequotidien-oran.com