
Nous sommes les premiers à avoir installé des passerelles entre le Club des industriels de la Mitidja (CEIMI) et l'université. Nous avons créé au sein de notre club une cellule qui s'occupe de la formation et dont l'objectif est de faire le lien entre l'université et les entreprises.Les entreprises ont un besoin énorme en ressource humaine de qualité. On s'est donc rapprochés de l'université il y a de cela plus de vingt ans déjà. D'ailleurs les beaucoup de membres fondateurs du Ceimi sont des universitaires et ils sont issus de cette université Blida. Nous dès lors poussé l'université à accepter des formation LMD à la carte. Comme par exemple une licence en cosmétologie. Avant l'université formait des généralistes en chimie. Mais une fois à l'entreprise, ils n'avaient pas les qualités qu'il fallait.Les cursus n'étaient pas adaptés au monde de l'entreprise. Maintenant on forme carrément des licenciés en cosmétologie. L'étudiant, au cours de son cursus, effectue des stages au sein des entreprises locales. Il est directement opérationnel car la licence s'inspire des besoins réels de l'entreprise. Ainsi, une fois diplômé, il est directement recruté au sein de l'entreprise.Surtout que le manque de main-d'?uvre est important, particulièrement dans notre région qui compte des leaders dans le domaine comme Venus ou encore Vague de fraicheur. Notons que ces marques ont participé à l'élaboration du cursus universitaire en cosmétologie. Deuxième exemple : il y a la licence en blé. Blida couvre 40% des besoins nationaux en dérivés de blé. Grâce à des groupes comme SIM ou SOPI, on a créé le LMD en céréales. Avec ce genre de cursus, je peux vous dire que les diplômés ne chômeront pas.Pour ce qui est de la prise de conscience de l'importance des passerelles entreprise-université, il faut dire qu'on est loin d'atteindre les objectifs tracés. Mais il ne faut pas baisser les bras. Je ne vous cache pas que dans le secteur de l'enseignement supérieur, il y a des lenteurs qui ne sont pas dues à la mauvaise volonté.C'est une grosse machine qui, contrairement à l'entreprise privée, n'est pas très flexible ni réactive. Mais nous restons présents (déjà au niveau des universités de Blida, Khemis Miliana et Médéa) et avons décidé d'encourager les étudiants en leur garantissant une formation d'élite. Car nous sommes convaincus que l'avenir du pays, c'est l'enseignement supérieur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Watan
Source : www.elwatan.com