Blida - A la une

Attachement aux traditions



À l'instar des autres wilayas du pays, celle de Blida a célébré la fête de Yennayer en renouant avec les traditions ancestrales. Pour marquer cette nouvelle année, la wilaya de Blida a inauguré la place publique du 1er-Novembre-1954 de la ville de La Chiffa, réhabilitée totalement.C'est pendant trois jours que les Blidéens ont célébré la fête en perpétrant les pures traditions ancestrales. Jamais la wilaya de Blida n'a célébré Yennayer comme cette année où les autorités locales ont mis tous les moyens pour vivre en masse et dans l'ambiance cette date qui marque le calendrier amazigh. Plusieurs tribus amazighes situées dans l'Atlas blidéen, comme les Beni Misra, les Beni Salah et tant d'autres encore qui nichent depuis des siècles sur les chaînes de montagne de Chréa, brisent l'isolement. Selon le chercheur et penseur Rabah Kadouchi, la reconnaissance de la langue amazighe en tant que langue nationale est une avancée importante qui a une signification d'unification des Algériens entre eux. "Le tifinagh est le langage de l'amour. On raconte que cette écriture est née d'une relation entre un homme et une femme qui aurait été déplacée en caravane vers une autre région des Touareg. Et pour faire connaître son déplacement à son amant, elle marquait des signes sur les roches et utilisait même des pierres formant des lettres de tifinagh", raconte le chercheur, un Amazigh, natif de l'Atlas blidéen. Il cite aussi la solidarité à travers "Ouziaa" et les valeurs du respect de la femme et entre les familles. "Il faut faire renaître ses valeurs ancrées dans les traditions des Amazighs", souligne Rabah Kadouchi.
Pour le Dr Benssouna, chercheur en histoire et culture amazighes, le tifinagh est l'écriture la plus ancienne au monde.
"La langue amazighe, bien qu'elle soit menacée de disparition, bien qu'elle soit pratiquement éteinte, continue aussi à être utilisée à Chréa, Sidi El-Kebbir, Bouarfa, Soumaâ et à Hammam Melouane. Elle est aussi utilisée dans plusieurs confédérations tribales comme Beni Salah, Beni Mesra et les Beni Messaoud", explique le chercheur.
K. FAWZI
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