Blida - Revue de Presse

Analyse du Jeudi



Un ratissage réussi Depuis le week-end dernier, un important ratissage est mené par les forces de sécurité aux confins des frontières entre les wilayas de Boumerdès et Blida, au niveau de la région jouxtant la commune de Khemis El-Khechna relevant de la première wilaya et Djebabra/Meftah appartenant à la seconde. Jusqu’à hier, l’opération militaire de grande envergure a abouti à l’élimination d’une douzaine de terroristes alors qu’elle se poursuivait toujours dans la probabilité qu’il restait encore des survivants du groupe, terrés dans les nombreux abris dont plusieurs ont déjà été détruits. Cette zone de Khemis El-Khechna - Meftah présente un enjeu crucial pour l’ex-GSPC qui n’est pas à sa première tentative de s’y incruster pour tenter d’avancer à l’intérieur de la capitale par son côté sud-est, sachant que lorsque l’on est à Meftah, l’on n’est plus qu’à un jet de pierre de Dar El-Beïda, les Eucalyptus où El-Harrach. La katibat de l’ex-GSPC, dont relève ce groupe, qui a été décimée est l’une de celles qui devaient s’attaquer à la capitale, partageant ce dessein avec la katibat El-Feth qui s’agite dans le nord-ouest de la wilaya de Boumerdès et qui a toujours lorgné vers Alger du côté de Reghaïa et Rouiba où elle s’est déjà manifestée plus d’une fois à travers des actions criminelles. Jusqu’à présent, cette katibat, dont une partie vient d’être éliminée et qui se fait appeler Abou Bakr Es-Seddik, a déjà tenté par le passé d’installer carrément une seriyat (section) sur les hauteurs de Meftah en plaçant à sa tête Rabah Lazaref dit Brahim, un terroriste originaire de la commune de Larbaâ (Blida), limitrophe de Meftah, et qui a fini par être neutralisé en même temps que deux autres acolytes en décembre 2002. Depuis cette même année, où avaient été assassinés deux patriotes dans cette commune (avril et novembre), la région a connu un calme total jusqu’au week-end dernier. La katibat en question, qui portait le nom d’El-Qods du temps où elle appartenait au GIA, avant son ralliement au GSPC, a la particularité de regrouper trois sections (sarayat) nommées respectivement Er-Ra’êd, Selmane El-Farissi et Er-Rahmane. C’est la première qui, de toute évidence, est poussée vers Meftah alors que la seconde reste confinée dans la région de Khemis El-Khechna - Larbataâche alors que la dernière a pour base la zone de Boukram, dans l’extrême nord-ouest de la wilaya de Bouira, limitrophe avec Larbataâche et donnant sur la wilaya de Blida par la commune de Souhane qui côtoie Djebabra, actuellement théâtre d’un ratissage. C’est dire la menace non négligeable qu’elle porte en se mouvant dans cette zone cruciale pour la quiétude de la capitale. Il est à relever que les différents «émirs» qui se sont succédé à la tête l’ex-El-Qods, devenue Abou Bakr Es-Seddik, que ce soit Abou El-Mouhib, Hassen Djaïd alias Moqdad ou Djamel Hamouchen dit Mos’âb, à l’époque de Hassen Hattab, se sont tous cassés les reins en s’aventurant vers Alger par Meftah-Djebabra. Ils ont été tous, l’un après l’autre, abattus. Le dernier, en mars 2003. Celui qui semble la diriger aujourd’hui, alors qu’elle continue à exécuter les ordres du GSPC dans sa version «qaïdiste», Moussa Kettab dit Abou Hanifa, n’aura aucune chance de faire mieux que ses prédécesseurs. Car, parallèlement au ratissage actuellement en cours, un autre vient d’être lancé dans quasiment toute la moitié sud de la wilaya de Boumerdès, susceptible de constituer une zone de repli pour les groupes de la katibat. Toujours est-il qu’avec la douzaine de terroristes perdus en une semaine, la seriyat Er-Ra’êd (le tonnerre) aura vécu en faisant de Khemis El-Khechna - Meftah sa tombe pour l’éternité. Cette même région qui n’a pas réussi à d’autres groupes et chefs terroristes autrement plus trompés par leur aveuglement. A commencer par Mansouri Meliani dont c’est la région natale et zone de repli, tout comme Saïd Makhloufi qui en a fait un refuge et une base d’entraînement et même Hassen Hattab qui y a, en 1996, avec Okacha El-Para et d’autres, pris la décision de créer le GSPC.
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