Attendu à la maison de la culture Hassan-El-Hassani de Médéa où il devait animer un meeting, lundi après-midi, Ali Laskri, secrétaire national du Front des forces socialistes, a préféré mener un travail de proximité par l'échange direct avec les citoyens de l'ancienne capitale du Titteri.
Son arrivée à la place du 1er-Novembre lui a permis de s'adresser à un grand nombre de citoyens présents sur les lieux après la sortie de la prière d'El-Asr. évitant la harangue que les gens abhorrent, M. Laskri a utilisé la communication directe pour demander l'avis des uns et des autres sur leur participation aux prochaines élections législatives. C'est alors que des voix se sont élevées pour exprimer leur amertume face à une situation qu'ils n'arrivent pas à comprendre dans un pays gouverné par le même personnel politique avec 'des ministres et des responsables qui sont là depuis plus de 20 ans'. Le FFS risque de ne pas arriver au pouvoir parce que le système, qui n'est pas près de partir, fera tout pour l'en empêcher, a-t-on entendu. Un citoyen, exaspéré par l'absence d'intérêt des responsables locaux aux problèmes des citoyens, fera remarquer au responsable national du FFS qu'il ne reste plus à la population de la ville que la place centrale pour se rencontrer et se réconforter. Tandis que d'autres, parmi les présents, ont fait feu sur le plus vieux parti d'opposition en reprochant à son leader de ne pas être présent en Algérie et de ne pas vivre les problèmes de son peuple. Ce qui amènera un autre citoyen à lui rappeler qu'Aït Ahmed est un membre du groupe des historiques et que son parti a été créé dans la région de Médéa, tout près de Benchicao, comme peuvent en témoigner des révolutionnaires connus, tels Si Lakhdar Bouregaa. M. Laskri nous a déclaré que les échanges avec la population ont été formidables, puisqu'ils lui ont permis d'écouter un grand nombre de citoyens et de prendre connaissance de leurs problèmes sociaux et économiques et d'enregistrer leurs avis politiques. Il a conclu qu'ils ont raison de les poser et de vouloir le changement qui aboutit à l'alternance par les voies pacifiques. Pour le secrétaire national du FFS, les Algériens veulent construire un pays fort et qu'ils sont prêts pour le défendre dans un contexte régional des plus inquiétants, car il est observé une volonté manifeste des puissances de ce monde de dépecer les pays qui ont des sous-sols riches en matières premières et en pétrole.
à Blida, le premier secrétaire national du FFS, lors du meeting qu'il y a animé, lancera que le pays se trouve 'bloqué' depuis l'indépendance, par l'absence d'une véritable industrie, un taux très élevé du chômage, les suicides, les harraga et l'échec scolaire, 'tous ces problèmes ne trouveront solution que par un changement radical en Algérie'. Le représentant du FFS s'est rendu à Koléa où il a visité la demeure du défunt Ali M'cili, assassiné à Paris en 1987, et dont la maison est squattée par des inconnus.
Il a précisé par la suite qu'avant de décider de participer à ces élections, son parti a consulté d'autres sources, surtout que plusieurs nouveaux partis ont été autorisés.
M. EL BEY / K. FAWZI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Correspondants
Source : www.liberte-algerie.com