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Abdelmoumène Khalifa aujourd'hui à la barre



Abdelmoumène Khalifa aujourd'hui à la barre
Si l'audition à la barre d'Abdelmoumène Khalifa est très attendue en raison des déclarations de ce dernier en 2003, alors qu'il était en fuite en Grande-Bretagne, de faire des «révélations fracassantes», celle qu'il a faite devant le président du tribunal en date du 7 avril dernier, semble annonciatrice du contraire.En effet, lors de son audition par le juge Menouar, Abdelmoumène Khalifa n'a fait que nier l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il a juste assuré qu'en quittant l'Algérie en 2003, il avait laissé de grandes sommes dans la trésorerie d'El Khalifa Bank. «En quittant l'Algérie en février 2003, il y avait 93 milliards de dinars dans les comptes pour 10,5 milliards de dinars de prêts, et cela a été confirmé par la perquisition effectuée entre le 22 septembre 2002 et le 7 janvier 2003. Cet argent était au niveau de la trésorerie jusqu'à l'arrivée de l'administrateur Djellab Mohamed. Après, je ne sais pas ce qui s'est passé», a affirmé le principal accusé. Rappelons que Abdelmoumène Khalifa a été condamné par contumax en mars 2007 par le tribunal criminel près la Cour de Blida à la perpétuité. Extradé de Grande-Bretagne après une longue bataille judiciaire, le golden-boy bénéficie de son droit à la tenue d'un procès. Et en raison de la programmation du procès d'El Khalifa Bank qui revient après cassation à la même période et devant la même juridiction, le président du tribunal criminel a décidé, sur la base de la loi, de faire la jonction entre les deux dossiers, liés par le même arrêt de renvoi. C'est ainsi que lundi dernier, le tribunal criminel près la Cour de Blida a ouvert le procès en cassation d'El Khalifa Bank dans lequel sera jugé pour la première fois le principal accusé dans cette affaire.Hier, au deuxième jour du procès, le greffier a poursuivi la lecture de l'arrêt de renvoi qui comporte près de 200 pages, durant toute la journée. Mais au début de l'après-midi, un incident a perturbé le procès. Une rumeur, qui se confirmera par la suite, faisant état de la diffusion d'une photo montrant les accusés au box, prise à l'intérieur de la salle 1 où se déroule le procès, a été derrière une grande agitation au niveau de la Cour de Blida. Les va-et-vient du président du tribunal en personne et celle du procureur général ainsi que le renforcement de la sécurité à l'entrée de la salle, pousse à des interrogations. Une instruction est donnée à un des policiers qui se dirigera vers le juge pour lui chuchoter quelques mots. Le président de la séance annonce une suspension de quelques minutes. Il est demandé à tout le monde de quitter la salle et annoncé aux journalistes l'interdiction d'accès avec un téléphone portable ou un micro-ordinateur. Des questions sont posées à des journalistes représentants une chaîne privée qui venait d'annoncer la diffusion en exclusivité des photos du procès du siècle et notamment celle du principal accusé.A la reprise de la séance, le président Menouar évoquera l'incident et précisera qu'une enquête a été ouverte pour déterminer le ou les responsables de cet acte illégal contre lesquels des poursuites seront entamées. Du côté du parquet, c'est la déception. «Vous savez bien que c'est interdit d'enregistrer ou de prendre des photos au cours du déroulement d'un procès. Nous avions confiance et nous voulions travailler en collaboration et en toute confiance avec les médias. Mais là, la donne a changé», dira un des représentants du ministère publique. Il faut reconnaître que la diffusion d'une photographie des accusés au box, alors que par la force de la loi, ces derniers demeurent des innocents présumés jusqu'à leur condamnation, est contraire à l'éthique, en plus du fait que cet acte est contraire à la loi, pas seulement en Algérie mais aussi ailleurs dans le monde.H. Y.


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