Blida - A la une

A la recherche du remède miracle



A la recherche du remède miracle
Espoir n Beni Tamou, paisible localité de la wilaya de Blida, est réputée pour être la pierre angulaire de médecins phytothérapeutes.
On vient de partout pour se soigner à Beni Tamou, une localité où, en effet, sont installés la plupart, si ce n'est la totalité, des 57 «commerçant-médecins» recensés dans la wilaya de Blida par le Centre national du registre du commerce. En effet, Beni Tamou est la destination privilégiée des patients à travers le territoire national. Il suffit de souffler un mot comme «el-aàchab» à Blida ou même dans les wilayas environnantes pour se voir orienter vers Beni Tamou.
Sur place, on a l'embarras du choix : les «aâchabine» sont partout dans la ville. Parfois même l'un à côté de l'autre. Dans une villa avec grande cour, l'un des «médecins herboristes» reçoit ses «patients». Les deux salles d'attente grouillent de monde. La somptueuse villa compte trois services, un généraliste. Il faut d'abord passer par la réception pour s'inscrire. Dans une autre salle, cinq femmes préparent les traitements à base de plantes médicinales purement traditionnelles.
Le traitement est préparé sur prescription du médecin juste après la consultation.
En ce vendredi matin, on note une affluence record. D'ailleurs, les retardataires risquent carrément d'y passer la journée. «C'est toujours le cas. Il a une bonne réputation ce médecin. Les gens viennent de partout. Pour passer tôt en consultation, sans exagérer il faut passer la nuit ici», nous déclare Soumia, visiblement harassée par un long voyage.
Venue soigner sa stérilité, elle nous raconte : «Cela fait cinq ans que je suis mariée, mais je n'ai pas encore enfanté. Mon mari a fait tous les bilans nécessaires, et il s'est avéré que le problème vient de moi. J'ai fait le tour des spécialistes, en vain. On m'a parlé de cette méthode qui a porté ses fruits, alors je tente ma chance ! Peut-être que cela donnera un résultat». Assise à côté d'elle, une mère de famille venue avec son fils nous a affirmé : «J'ai appris récemment qu'avec des plantes, on peut réguler le taux de glycémie et même la tension. Me voici donc ici. Et j'espère partir avec un peu d'espoir». Dans l'autre salle d'attente, Mohand, venu d'Aïn El-Hammam, souffre d'insuffisance rénale. «Tous les bilans que j'ai faits indiquent que mon état est critique et nécessite immédiatement l'hémodialyse, ce que je n'admets pas. J'ai fait des bilans même en Tunisie et en France, le diagnostic est le même. Tous les indicateurs sont au rouge pour moi. Dernièrement, ma belle-fille m'a parlé de cette thérapie. Il paraît qu'il y a des plantes qui peuvent diminuer le taux de créatine dans les reins. Donc, je n'ai pas hésité une seconde à venir», nous a-t-il déclaré.
K. B.
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